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Gabriel Dumont durant la Rébellion du Nord-Ouest de 1885

Résistance en Saskatchewan
 
Le 4 juin 1884, Louis Riel reçoit la visite de quatre Métis, dont Gabriel Dumont, qui lui demande de venir prendre la direction des Métis établis le long de la rivière Saskatchewan Sud pour assurer que leurs revendications auprès du gouvernement fédéral se fassent entendre. Ils voyaient que leur mode de vie traditionnel était maintenant menacé par l'arrivée des colons et des immigrants. Leurs frontières disparaissaient de nouveau. Leurs droits n'étaient plus respectés, leurs terres étaient prises, et le gouvernement n'écoutait pas.
 
C’est ainsi qu’après quinze ans d’absence, on retrouve Louis Riel à Batoche en juillet 1884 avec sa famille.
 
Défaite des Métis
 
Le 19 mars 1885, Louis Riel établit un gouvernement provisoire – l’Exovidat – et prit possession de l'église comme quartier général. Pierre Parenteau en fut le premier président et Gabriel Dumont, l'adjudant-général. Mais après l'établissement du gouvernement provisoire Riel s'aperçut que son autorité affaiblissait. L'Église ne lui accordait plus son appui car le clergé était sans rôle dans la nouvelle nation; les Métis anglophones et les colons refusaient une révolte armée. Riel se retrouvait donc avec les Métis francophones et les Autochtones pour l'appuyer.
 
Il décida de prendre le fort Carlton, nécessaire à ses opérations. Il voulait l'occuper sans violence, mais la gendarmerie y renforça sa garnison. Riel ne put donc que négocier ou attaquer. Optant pour la négociation, Riel envoya Charles Nolin et Ambroise Lépine demander au Major Crozier de lui laisser le fort en échange de la liberté de ses soldats. Les négociations n'auront pas le temps de se conclure puisque, le 26 mars, la violence éclate au Lac-aux-Canards.
 
Le Major Crozier, avec 56 policiers et 41 volontaires, avait quitté le fort Carlton pour arrêter Riel. Les Métis, sous la direction de Gabriel Dumont, les rencontrèrent au Lac-aux-Canards. Dumont réussit à attirer la troupe dans une vallée où Crozier dut faire halte. Deux cavaliers, Isidore Dumont et Falling Sand, chef cri, partirent à leur rencontre. Croyant qu'ils voulaient parlementer, Crozier les rencontra à mi-chemin accompagné d'un guide nommé McKay. Les quatre hommes s'arrêtèrent au milieu de la vallée où Crozier présenta sa main en signe d'amitié. Falling Sand, croyant qu'il s'agissait d'un acte de trahison, tenta d'attraper le fusil de McKay. Ce dernier tira et Isidore Dumont tomba mort.
 
La bataille du Lac-aux-Canards a été déclenchée. Quarante minutes plus tard, sa troupe décimée, Crozier battit la retraite.
 
Les événements vont se précipiter de sorte qu’après des escarmouches et un soulèvement général, les forces du Général Middleton marchent sur Batoche. Le 12 mai, au terme de quatre jours de bataille, les Métis sont défaits. Louis Riel se rend au Général Middleton, mais Gabriel Dumont fuit aux États-Unis. Riel est transporté à Regina. La Rébellion est terminée.

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