Première Grande Guerre – Évolution

La Première Grande Guerre – Évolution

Militaires à Saint-Boniface, 1914 - MSB 0019

C’est dans la guerre de tranchées que la première division canadienne arriva en février 1915. Le 22 avril, 1915, elle subit une attaque au gaz à Ypres. Cette attaque perce un trou dans la ligne voisine tenue par l’infanterie française coloniale. Mais les Canadiens tiennent bon, le trou est scellé et la ligne est rétablie, à un coût élevé en vies humaines.
La 1ère division canadienne sera rejointe par d’autres contingents de soldats. Avant la fin du conflit, 477 048 hommes serviront volontairement dans les 48 bataillons canadiens. Ces bataillons seront regroupés dans quatre divisions canadiennes qui forment le corps expéditionnaire canadien, sous commandement canadien. Parce qu’ils s’habituent au combat ensembles, ces bataillons acquièrent une compétence et une habileté qui les mènera au premier rang parmi les combattants dans les armées britanniques.

Devant la défaite russe de Tannenburg et la ligne de défense impénétrable des Allemands en France, les Alliés tentent d’ouvrir un front en Méditerranée. En avril 1915, les forces anglaise, australienne et néo-zélandaise débarquent à Gallipoli, alors territoire ottoman allié aux empires centraux. Ils ne sont pas plus capables d’y effectuer une percée, et devront battre retraite à la fin de 1915.

En 1916, c’est au tour des Allemands de prendre l’offensive contre l’armée française. La bataille d’attrition de Verdun, qui dure de février à décembre, fera environ 707 000 morts, blessés et disparus parmi les combattants, pour des gains minimes. Pour soutenir leur allié, les armées britanniques attaquent sur le front de la Somme, autre grande bataille qui fera bien des victimes pour le peu de gains.

En avril 1917, les alliés remportent une victoire en France, sur la crête de Vimy. Après deux autres tentatives semblables de la part des armées française et britannique, le corps d’armée canadien prend la crête qui domine les lignes. Malgré les quelques victoires, et l’introduction du char d’assaut pour percer les tranchées ennemies, on ne voit pas encore la fin de cette guerre. Les lourdes pertes en vie humaines rongent les réserves.

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