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Lettres non-livrées

Ces extraits proviennent d’un chapitre du livre « Undelivered letters » qui présente des lettres envoyées aux voyageurs, mais qui n’ont jamais été livrées, à l’exception de quelques-unes. Ce livre donne aussi quelques antécédents sur les voyageurs récipiendaires des lettres.

Cette lettre a été envoyée par John Mongle, un voyageur, à sa femme. Elle ne recevra jamais une autre lettre après celle-ci, car M. Mongle s’est noyé dans la rivière Columbia avec six autres hommes.
 
« Madame Marie St Germain, Paroisse Maskinongé
Fort Colville 12 davril 1830
 
Ma tres cher Epousse
Cest avec boucoup d’annuit que j’ai attandu L’occasions qui Se presante Par les voyageur[s] qui vont a Moreal [Montreal], pour vous informé L[’]état de de [repetition] Ma santé qui est tres bonne Grace a Dieu jusqu[’]o [au] presant. Dieu veuille que La presante lettre vous trouve jouissant du meme bonneur [bonheur], je croit qui [qu’il] N’est Rien de plus sansible que d’etre Separé du Person aussi cher que Son Epousse[.] aussite que je vous assur que Rien ne peut Retardé Mon retoure apres mon tems finis. Je seroit flatte de Savoir si vous avez Recu ma lettre L’autonne derniere Par Pierre Delard, et par cete meme Raison Si vous avez Recu La lettre vous M’enformerez si vous avez Retirez 3 Louis au Bureaux de la Compagni[e] de la Bay Douson [Baie d’Hudson], et si vous l[’]avez Recu Marqué Moi le dans votre letter en Ser fin qui je puisse en tenir Compte et j’ai Laissez pour vous, entre les main[s] de Mr Chattelin 12 ½ chelins pour vous reMettre[.] enformé moi Si vous les avez Recu [.] je ne puis pas vous en n[’]anvoyez Cete Ané en Considération que mon Compt N’est pas ecite [icitte] et le Bourgois ne peut pas le fair sans voir Mon Compte. Mais vous pouvez ettre Sur pour L’anné prochaine car je vais prandre Mes precaution d’avance [.] je seroit flaté de Savoir Si vous ette enCor a la meme Place out je vous ait Laissez et si par Cas vous n’ette pas Sorti je seroit contant que vous puissez Restez jusqu[’]a mon retoure. Le metre [maître] de La Maison ne perdras pas cest peine a mon retour des Soin qu[’]il L’aura prit de vous. Mes respect a me Sœur et belSoeur, et tout ceux qu[’]il s’informeront de Moi, en vous Souhaitant une perfaite Santé et que Dieu vous conserve en n[’]atandant le Plaissur de vous voir
Je sui votre affectione et tendre epoux
John Mongle
Mr Pierre Bruneau m[‘]avais donné une Lettre pour Mr Kitson mais j’a eut le Mal’heur de La pirir en Chemin et par Cete Rayson [raison] il se trouve aussi avancé comme Moi[.]
votre Amis Payette
Marie St Germain, Maskinongé »
(p.295-296)
 
 
La lettre ci-dessous a été envoyée par son père au voyageur Joseph Grenier, mais il s’est noyé, avec huit autres hommes, avant qu’il ait pu recevoir la lettre.
« A Monsieur Joseph Grinier, a la Coulomierre
Ruisseau des Chènes 20e avril 1831
Mon cher fils
s’est pour ma troisième lettre que je tems voye [t’envoie] de pui [depuis] que j’ai Reçus ta lettre voila cinq ans [.] c’est la [là] la dernièr de tes nouvelle Excepté que Lacharite ma raporté des nouvelle de toi [.] je ta sur [t’assure] Cher Enfant que tu nous cause beaucoup d’ennui et de chagrin sur nos vieu jour de voir notre cher Enfan que nous avons tems [tant] eu de peine à Ellevé et croyant avoir du Soulagement et la consolation de lui et a present de le voir si Elloignée[.] Cher Enfan nous âtu [as-tu] oublier et a tu perdu le Souvenir de notre tendress envers toi dans ta jeunesse[?] Croi moi Cher Joseph, moi et ta peauvre mère te Disirons bein de te revoir en cor [encore] une foi a vant [avant] que de mourrir parce que si tu ne dessent [descends] pas bien vite tu pouroit bien pas nous voir vivant parce que nous tasurons que nos peauvre cheveux on biens blanchie de pui que tes [t’es] partie d’avec nous[.] Prand donc courage revien don nous voir Encor une foi nous te recevrons les bras oûvert et ton arrivée pouroit petaitre bien nous faire vivre qu’el[crossed out] quelques année de plus par la joi que tu nous Causerai de te revoir et ta pauvre Grande mère Sicard qui est agé apresent de Quatrevingt Neuf ans[.] Elle dit toujours quelle demande à Dieu de te revoir devant que de mourire et Elles tams brasse biens et Ell prie Dieu pour toi que Dieu te fase Connoitre le Devoir que tu doit a ton cher Père et Mère[.] Cher Enfant si Dieu te fait la grâce de tems [t’en] revenir je te prie une foi que tu se ras [seras] a Montreal tu poun [crossed out] pouras Embarqué a bord du b[atime]nt a feu pour te mener a Sorel et une foie a Sorel tu te feras amener au Grand Yamaskas et la tu trouveras bien etoû je reste[.] je Reste au ruisseau deschènes
Cher Enfan nous fenisson moi et ta Mère en tams brassant [t’embrassant] du profond De notre coeur et nous te Donnons notre St. Bénediction et nous obliron pas de prier dieu pour toi qui te fasse la grace de revenir En bonsanté
Tous tes frères et Soeurs et Oncls et tantes tambrass bien et te fond bien leur Compliment
Je suis ton père jusqu’à la mort
   Joseph Grinier »
(p. 288-89)
Beattie, Judith Hudson et Buss, Helen M. (2003). Undelivered Letters to Hudson’s Bay Company Men on the Northwest Coast of America 1830-57, Vancouver, UBC Press.
Beattie, Judith Hudson et Buss, Helen M. (2003). Undelivered Letters to Hudson’s Bay Company Men on the Northwest Coast of America 1830-57, Vancouver, UBC Press.
Beattie, Judith Hudson et Buss, Helen M. (2003). Undelivered Letters to Hudson’s Bay Company Men on the Northwest Coast of America 1830-57, Vancouver, UBC Press.

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