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Les Voyageurs

Cette section des outils pédagogiques porte sur Les Voyageurs.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le Voyageur, cet employé indispensable à la traite des fourrures, celui qui, au cours des 18e et 19e siècles, assure le transport des marchandises de troc vers les établissements de traite ainsi que des ballots de fourrures vers les marchés européens, demeure un personnage très original.  
 
Le voyageur est surtout un Canadien français engagé à l’une des compagnies de fourrures, le plus souvent la Compagnie du Nord-Ouest (CNO), qui quitte le Saint-Laurent pour les postes de traite situés à l’ouest des grands lacs à la fin du 18e et au début du 19e siècles.
 
Vers 1815, la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH), qui veut faire concurrence de tous côtés à son puissant adversaire, commence également à équiper des expéditions à Montréal. Durant ces années, bon nombre de Canadiens français s’engagent à « l’honorable Compagnie ». Ces voyageurs au service de la CBH font le trajet entre Montréal et la Rivière-Rouge et entreprennent pendant de nombreuses années des voyages et expéditions dans le pays de l’Athabasca voir même jusqu’aux pieds des montagnes Rocheuses. Parmi ces voyageurs notons Jean-Baptiste Charbonneau, Alexis Bonami dit Lespérance et Joseph Landry.
 
Lorsque le voyageur s’engage à l’une ou l’autre compagnie de fourrures, il passe habituellement devant un notaire pour signer un contrat d’engagement qui indique le nom des contractuels (le voyageur et le bourgeois du district) et les conventions de l’entente (la date de départ et la période d’engagement, les fonctions du voyageur, le salaire et les autres formes de rémunération en espèce, et d’autres détails au besoin). De plus, certains « hommes libres », ou chasseurs et commerçants de fourrures indépendants, tels que Jean-Baptiste Lagimodière, signent un accord établissant des conventions de voyage avec d’autres voyageurs. Les contrats d’engagement sont passés surtout à Montréal, qui est le point de départ pour les pays d’en haut, mais aussi en quantité moindre à Québec et à Trois-Rivières.
 
Durant la première moitié du 19e siècle, la route des voyageurs ne sert pas uniquement au commerce des fourrures. Elle sert aussi comme voie de transport pour les personnes voulant se rendre dans l’Ouest. Les lettres de l’abbé Louis Laflèche à son confrère Thomas Caron décrivent le voyage d’un missionnaire qui se dirige vers l’Ouest pour la première fois dans les années 1840 en empruntant la route traditionnelle des canotiers.
 
D’ailleurs, depuis 1970, il prête son nom et sa réputation de bon vivant à un festival hivernal à Saint-Boniface.
 

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