Logo SHSB

Histoire et réconciliation

 

Pendant plusieurs décennies, il y avait une communauté métisse à Sainte-Madeleine avec plus que vingt grandes familles métisses, une population estimé à 250, en 1937-38. La ville était située entre la frontière du  Manitoba et la Saskatchewan et la rivière Assiniboine, juste au nord de Saint Lazare. Cependant, en vertu de la Loi sur le rétablissement agricole des prairies de 1935 (par l'Administration du rétablissement agricole des Prairies (ARAP) ou en anglais, Prairie Farm Rehabilitation Administration - PFRA), Sainte-Madeleine a été désignée pour devenir un pâturage communautaire. Une fois le pâturage désigné, les personnes qui avaient payé leurs impôts à jour devaient obtenir en retour des terres comparables. Le problème est que de nombreux Métis avaient fui vers l'Ouest après la rébellion de la Rivière Rouge et la Rébellion de 1885, ils n'avaient pas reçu ou ont réssités le certificat de terre ("Script"), afin de poursuivre leurs pratiques traditionnelles sur les terres métisses traditionnelles. Le gouvernement et les colons ont qualifié ces gens comme "squatters", bien que les peuples métis et Premières nations aient occupé ces terres avant les colonies.

Cependant, l'expropriation de Sainte-Madeleine a eu lieu pendant la misère qu'avaient connue les Métis dans les «Dirty-30s» (la période de la Grande Dépression et une grande sécheresse). Les Métis subissaient les pires effets de la dépression et presque personne n'avait payé leurs impôts. Ainsi, ils ont perdu leurs fermes et n’ont rien reçu en retour. Les Métis qui devaient être déplacés n'étaient pas impliqués dans la décision et n'avaient pas donné leur consentement. La réinstallation était mal planifiée, ne disposait pas de ressources suffisantes et avait été mise en œuvre de manière inhumaine. Entre 1938 et 1940, les habitants ont été chassés de force, leurs maisons incendiées, des chiens abattus, leur école et leur église détruite. 

 

Réconciliation

Appel à l'action 42. Nous demandons aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de s’engager à reconnaître et à mettre en œuvre un système de justice autochtone qui soit compatible avec les droits ancestraux et issus de traités des peuples autochtones, en plus d’être conforme à la Loi constitutionnelle de 1982 et à la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) à laquelle le Canada a adhéré en novembre 2012. 
 
Article 8 de la DNUDPA
1. Les autochtones, peuples et individus, ont le droit de ne pas subir d’assimilation forcée ou de destruction de leur culture.
2. Les États mettent en place des mécanismes de prévention et de réparation efficaces visant :
a) Tout acte ayant pour but ou pour effet de priver les autochtones de leur intégrité en tant que peuples distincts, ou de leurs valeurs culturelles ou leur identité ethnique;
b) Tout acte ayant pour but ou pour effet de les déposséder de leurs terres, territoires ou ressources;
c) Toute forme de transfert forcé de population ayant pour but ou pour effet de violer ou d’éroder l’un quelconque de leurs droits;
d) Toute forme d’assimilation ou d’intégration forcée ;
e) Toute forme de propagande dirigée contre eux dans le but d’encourager la discrimination raciale ou ethnique ou d’y inciter.

Herriot, Trevor. Towards a Prairie Atonement. Regina, MB: University of Regina Press, 2016.

L'Assemblé générale de Nations Unis. Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones : résolution / adopté par l'Assemblé générale. 2 octobre 2007. A/RES/61/295. https://www.refworld.org/cgi-bin/texis/vtx/rwmain/opendocpdf.pdf?reldoc=y&docid=471355bc2

Zeilig, Ken and Zeilig, Victoria. Ste. Madeleine : Community without a town : métis elders in interview. Winnipeg, MB: Pemmican Publications inc., 1987.


Enregistrer/Marquer

Centre du patrimoine, 340, boulevard Provencher, Saint-Boniface, (Manitoba) R2H 0G7 - T 204-233-4888 - ©2010 - Société historique de Saint-Boniface
Voici la photo du Centre du patrimoine sur Google Maps