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Vandalisme et incendie - "No More French" (1983)

La crise linguistique a eu lieu au Manitoba dans les 1980, à la haute en 1983-1984 car le Manitoba n’a pas respecté ou mis aucun effort pour traduire leur loi en français et faire certain que les services sont disponibles en français. Un résultat de la déclaration par la Cour suprême que la Official Language Act de 1890, est inconstitutionnelle et, en 1982, l'article 23 de la Charte qui garantit aux minorités de langues officielles l'accès et la gestion des écoles en leur langue maternelle.
 
C’était non seulement le gouvernement du Manitoba qui était en opposition aux droits francophones. Les anglo-Manitobains ont démontrés leurs oppositions avec la
 construction d’une école française à Île-Des-Chênes (voir l’histoire d’une pelletée de terre) et la violence, tel que le vandalisme « No more French » (NMF) et l’incendie de la SFM. (Voir l’opposition au bilinguisme est devenue violente, Janvier s'ouvre sur les droits en fini avec l'incendie de la SFM, et les photos sur cette page). 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Léo Robert (le président de la SFM de mars 1982 à mars 1984) a dit au sujet de la crise :
« On recevait des appels à trois heures du matin de personnes qui nous dosaient que nous n’étions pas gentils, précise-t-il. Enfin, pas dans ces mots-là. Cela devenait de plus en plus sérieux… La clôture de mon voisin au aussi été peinturée. Sans doute les personnes s’étaient –elles trompées d’un numéro, tombant sur mon voisin qui était anglophone… Dans mon quartier, des personnes demandaient à leurs enfants de ne pas joeur avec nos filles sous prétexte qu’elles parlaient

 français. » (Une histoire pour l'avenir, La Liberté, 16 avril 2008, page 10)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Finalement, en 1985, la Cour suprême du Canada déclare que toutes les lois de la province du Manitoba sont inconstitutionnelles. Un délai de trois ans est accordé à la province pour traduire ses lois et règlements. Reconnaissance officielle par le ministère de l'Éducation de la définition de l'école française. Ceci mets fin à la crise, mais pas la fin de la lutte des droits francophones. 
 

«Canadians want to speak English. Let the magority rule.» SFM - No More French. 1983. Fonds La Liberté, SHSB 95003. Centre du Patrimoine, Winnipeg, Manitoba, Canada.

Le bâtiment SFM après l'incendie. SFM - No More French. 1983. Fonds La Liberté, SHSB 95001. Centre du Patrimoine, Winnipeg, Manitoba, Canada.

Porte des voisins du président avec du graffiti qui dit «NMF». SFM - No More French. 1983. Fonds La Liberté, SHSB 94994. Centre du Patrimoine, Winnipeg, Manitoba, Canada.

Signe bilingue avec la partie française enlevée par du graffiti. SFM - No More French. 1983. Fonds La Liberté, SHSB 94995. Centre du Patrimoine, Winnipeg, Manitoba, Canada.

Signe disant «My prayer: God save the queen and damn the French». SFM - No More French. 1983. Fonds La Liberté, SHSB 94999. Centre du Patrimoine, Winnipeg, Manitoba, Canada.

Une histoire pour l'avenir, La Liberté, 16 avril 2008, page 10.


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