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Notice biographique

Gravure de Jean-Baptiste Lagimodière et Marie-Anne Gaboury entourés d'Amérindiens près du fort Cumberland.

Gravure de Jean-Baptiste Lagimodière et Marie-Anne Gaboury entourés d'Amérindiens près du fort Cumberland. Collection Musée de Saint-Boniface MSB 0437
 

Marie-Anne Gaboury naît le 15 août 1780 à Maskinongé, une paroisse faisant partie du diocèse de Trois-Rivières, au Québec. Elle est baptisée le jour même par le père Dominic Pétrimoulx. Marie-Anne est la cinquième d’une famille de 10 enfants de Charles Gaboury et Marie-Anne Tessier. Charles Gaboury meurt en 1792, alors que Marie-Anne n’a que 12 ans. Dû à la situation précaire de la famille, Marie-Anne quitte la maison pour aller travailler en tant qu’aide-ménagère au presbytère de l’abbé Vinet, le curé de Maskinongé à l’époque. Marie-Anne continue d’y travailler pour plusieurs années, et est une femme de grande foi. Le 5 septembre 1797, la mère de Marie-Anne épousa, en secondes noces, Jean-Baptiste Maïnguy.

La tradition familiale raconte que Marie-Anne rencontre son futur époux lors d’une soirée amicale organisée par la paroisse. Tous se rassemblent alors pour entendre lesEntrée du registre sacramentel de Maskinongé, fabrique de la paroisse Saint-Joseph MSB 0519 histoires d’un voyageur revenu d’un séjour de cinq ans dans l’Ouest. Le voyageur en question c’est Jean-Baptiste Lagimodière et les deux se marient le 21 avril 1806, à Maskinongé. Le beau-père de Marie-Anne, Jean-Baptiste Maïnguy, lui sert de père lors de la cérémonie.

Pendant son court temps de retour à la civilisation, Jean-Baptiste est saisi par l’envie de voyager à nouveau. Bien que plusieurs croient qu’il dévoile cette nouvelle à Marie-Anne après leurs noces, un article publié dans le Bulletin de la Société historique de Saint-Boniface1 indique plusieurs raisons pour lesquelles Marie-Anne aurait connu les intentions de Jean-Baptiste de retourner dans l’Ouest même avant de l’épouser.

Quand Jean-Baptiste partage ses plans de voyage à Marie-Anne, incertaine de ce qu’elle devrait faire, elle va parler au curé, en recherche de conseils. Celui-ci avise Marie-Anne de rester auprès de Jean-Baptiste. C’est alors que Marie-Anne prend une décision inouïe chez les femmes de cette époque et décide d’accompagner Jean-Baptiste dans l’Ouest.

Église et presbytère de Maskinongé, Québec où se sont mariés Jean-Baptiste et Marie-AnneLes nouveaux mariés quittent Maskinongé, le 5 mai 1806, accompagnés de 3 hommes libres (voulant dire qu’ils n’avaient aucun rattachement à la Compagnie du Nord-Ouest, ni à celle de la Baie d’Hudson) : Joseph Paquin, Michel Genthon dit Dauphinais et Charles Bellegarde. Le groupe a l’intention d’hiverner à Pembina.

Ce long voyage est très difficile pour Marie-Anne, rempli de froid, de grands vents, de pluies et de moustiques. Il y a, seulement entre Montréal et la rivière Rouge, plus de 70 portages, et Marie-Anne doit se faire transporter par les hommes pour monter dans le canot ou en descendre. La tradition familiale raconte que seuls les objets de piété qu’avait emportés Marie-Anne pour ce long trajet lui ont servi de réconfort lors des temps les plus difficiles.

Le groupe atteint finalement le Fort Daer, à Pembina, au mois d’août 1806. C’est dans ces environs qu’avait séjourné Jean-Baptiste lors de son premier voyage à l’Ouest. Puisque les hommes s’absentent fréquemment pour aller vérifier leurs pièges Marie-Anne se retrouve, la plupart du temps, entourée par les femmes autochtones de ces hommes. Parmi elles figurait une femme nommée Josette, l’ancienne femme qu’avait pris Jean-Baptiste à la façon du pays lors de ses années précédentes dans l’Ouest.

Josette, furieuse de voir revenir Jean-Baptiste accompagné d’une nouvelle femme, planifie sa revanche contre son ancien amant. Et donc, Josette se lie d’amitié avec Marie-Anne pour cacher sa jalousie. Cependant, elle songe de l’empoisonner. Heureusement, lorsque Josette partage ses intentions malveillantes avec l’épouse d’un chasseur canadien, cette dernière avertit immédiatement Marie-Anne.

Donc, Marie-Anne et Jean-Baptiste doivent quitter les environs pour s’éloigner de Josette. Ils vont passer quelques mois à environ 25 milles plus au haut de la rivièreFort à Pembina Pembina jusqu’au mois de janvier.

C’est à leur retour à Pembina que Marie-Anne donne naissance à une fille nommée Reine, le 6 janvier 1807. Elle est nommée ainsi car elle naît le jour de la fête des Rois.Marie-Anne et sa famille demeurent au fort Pembina jusqu’au printemps 1807, lorsqu’ils décident de partir pour se rendre au haut de la rivière Saskatchewan, dans les prairies de l’Ouest. Ils quittent le 30 mai, accompagnés de trois Canadiens : Chalifou, Bellegarde et Paquin, ainsi que leurs familles. 

Les autochtones qu’ils rencontrent lors du trajet démontrent une grande fascination pour Marie-Anne. Plusieurs d’entre eux croient même qu’elle possède des pouvoirs extraordinaires de magie. À l’arrivée du groupe au Fort Cumberland House, Marie-Anne est accueillie par les autochtones des alentours avec de nombreux cadeaux, chacun d’entre eux essayant d’impressionner la nouvelle femme au teint clair.

Le groupe arrive au Fort des Prairies (Edmonton d’aujourd’hui) vers la fin de l’été 1807, où Jean-Baptiste planifie faire la chasse en tant qu’homme libre. Durant les quatre ans qui suivent, Marie-Anne hiverne au Fort des Prairies, alors que Jean-Baptiste part faire la trappe. À l’arrivée du printemps, la famille Lagimodière quitte ensemble pour suivre Jean-Baptiste à la chasse aux bisons. Ils dressent leur tente où la chasse est prospère et y séjournent pour quelque temps.

Ce fut même pendant ces aventures de chasses que Marie-Anne donne naissance à deux reprises. Vers la fin août, ayant quitté les environs de la rivière Bataille pour retourner hiverner au Fort des Prairies, Marie-Anne, Jean-Baptiste et Charles Bellegarde, ainsi que son épouse crie, se retrouvent dans une prairie. Près du groupe, se promène un grand troupeau de bisons. Marie-Anne, devenue habile à dos de cheval, porte sur elle sa fille, Reine, à l’aide d’un sac doublé de mousse. C’est alors que son cheval, accoutumé aux méthodes utilisées pour la chasse aux bisons, se lance à la poursuite du troupeau. Si Marie-Anne était tombée du cheval, elle et Reine auraient sûrement été piétinées à mort par le troupeau. Heureusement, Jean-Baptiste réussit à saisir la bride du cheval de son épouse en détresse, et a pu l’arrêter.

Plus tard ce soir du 15 août 1808, vint au monde Jean-Baptiste Lagimodière, qu’on surnomma LaPrairie, en raison de son lieu de naissance. LaPrairie fut le premier enfant Canadien-Français à naître en Alberta.

En juillet 1810, dans les alentours de la montagne de Cyprès située au sud-ouest de la Saskatchewan, naît la troisième enfant des Lagimodière. C’est une fille qu’on nomme La Cyprès, en vertu de l’endroit de sa naissance. De nombreuses années plus tard, elle prend le nom de Josette (ou Marie-Josette) après avoir été baptisée par Mgr Provencher.

L’aîné des fils de Marie-Anne, LaPrairie, semble beaucoup intriguer les gens autochtones. Au début mars 1809, alors que Marie-Anne hiverne au Fort des Prairies, une femme autochtone tente de s’emparer du petit LaPrairie alors que Marie-Anne est allée puiser de l’eau à la rivière. Heureusement, Marie-Anne s’en aperçoit avant qu’il ne soit trop tard, et peut récupérer son fils.

D’autre part, après la naissance de La Cyprès, un chef autochtone approche Marie-Anne dans l’intention de se procurer de LaPrairie. Ce chef offre à Marie-Anne de lui céder ses deux plus beaux chevaux en échange de son fils. Lorsque Marie-Anne refuse, le chef ajoute à sa proposition en lui offrant les deux chevaux en plus de son choix de n’importe quel de ses enfants. Mais Marie-Anne refuse encore, et voyant qu’elle est bouleversée, le chef arrête d’insister.

À l’arrivée du printemps, Jean-Baptiste apprend la nouvelle qu’un actionnaire écossais de la Compagnie de la Baie d’Hudson, Thomas Douglas, le 5e comte de Selkirk (ou simplement Lord Selkirk) planifie de créer une colonie de peuplement à la rivière Rouge. Les Lagimodière veulent s’y installer de façon permanente une fois que la colonie fera preuve d’avoir des moyens de subsistance suffisants pour ses habitants. Par contre, lorsqu’ils arrivent à la rivière Rouge l’été même, ils apprennent que les plans de colonisation sont repoussés d’un an. Donc, la famille hiverne au poste Pembina, où Marie-Anne donne naissance à un fils qu’ils nomment Benjamin.

Au printemps 1812, Marie-Anne et sa famille partent en direction de la colonie de Selkirk. Une fois arrivés, ils se construisent une petite maison en bois dans la paroisse que nous connaissons aujourd’hui du nom de Saint-Charles. Jean-Baptiste est engagé comme chasseur pour la colonie. Et plus tard, en 1813, toujours à la Rivière Rouge, naît une quatrième enfant, Apolline (Pauline).

La concurrence de la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui visaient tous deux à monopoliser la traite, s’aggrave entre les années 1813 à 1815. La Colonie de la Rivière-Rouge, mise en place par la Compagnie de la Baie d’Hudson, s’était établie en plein sur la route qu’empruntaient les traiteurs de la Compagnie du Nord-Ouest. Cette situation mène alors à plusieurs désastres dans la Colonie, notamment à l’évacuation complète des colons le 27 juin 1815.

Colin Robertson, ayant comme mission de rétablir la Colonie, arrive à la Rivière Rouge en juillet 1815, apportant avec lui certains colons dépossédés. Tant qu’à Robertson, il lui est indispensable d’avertir Lord Selkirk des malheurs qui se produisent dans sa Colonie. Par contre, ce dernier se trouvait à Montréal.

Colin Robertson doit ainsi sélectionner quelqu’un de fiable pour porter ses dépêches au Lord Selkirk. Et c’est Jean-Baptiste Lagimodière qui est choisi pour entamer ce voyage si important pour la survie de la Colonie.

Donc, Jean-Baptiste quitte la colonie à pied, le 17 octobre 1815, accompagné d’un employé de la Baie d’Hudson, Bénoni Marié, ainsi qu’un guide autochtone. Ceux-ci devaient parcourir une distance d’environ 1800 miles, en plein hiver, pour se rendre à Montréal. Avant de partir, Jean-Baptiste veille à ce que Marie-Anne et ses enfants puissent être logés au Fort Douglas durant sa longue absence.

Marie-Anne et ses enfants restent donc dans la protection du Fort Douglas jusqu’au 19 juin 1816. C’est alors qu’a lieu la Bataille de la Grenouillère, un de plusieurs évènements dangereux qui se produiront à la Rivière-Rouge dû à la concurrence entre la Compagnie du Nord-Ouest et celle de la Baie d’Hudson.

En effet, Colin Robertson, avec la Compagnie de la Baie d’Hudson, saisit le fort Gibraltar en mars 1816. À cause de l’importance et de l’emplacement du fort, cet acte fait en sorte que la compagnie a le pouvoir d’interdire la circulation des brigades de la Compagnie du Nord-Ouest sur la rivière Rouge. Cette mesure enrage les Métis qui mettent alors en place une armée organisée dirigée par Cuthbert Grant.

Les Métis organisent le transport d’une cargaison de pemmican au lac Winnipeg. Et alors que le groupe arrive à la plaine de la Grenouillère, une sentinelle les aperçoit et en avertit aussitôt le gouverneur Semple.

Dans le but de connaître les intentions du groupe, le gouverneur Semple décide de les approcher, accompagné d’un ensemble de colons armés. Le gouverneur Semple et ses hommes se rapprochent des Métis, près du lieu-dit de Seven Oaks. C’est à cet instant qu’ils constatent que l’armée de Cuthbert Grant compte beaucoup plus d’hommes qu’ils ne l’avaient soupçonné.

Seul, le gouverneur s’avance alors afin de pouvoir discuter avec un porte-parole des Métis. Lors de cet échange, un coup de fusil, dont l’origine est encore inconnue, éclate. Ce coup est rapidement suivi d’une fusillade. À l’issue de cette bataille le gouverneur Semple, ainsi que 21 de ses colons, y trouvent la mort. Pour leur part, les Métis ne perdent qu’un seul homme.

Le soir même, un chef autochtone, Peguis, se rend au fort Douglas, où se trouvent Marie-Anne et ses enfants. Le chef vient les secourir car à la suite des événements de la journée, les Métis planifient de saisir le fort Douglas dès le lendemain.

Le chef Peguis amène donc Marie-Anne et sa famille à sa propre demeure et ils y restent pour quelques mois. À l’arrivée de l’automne, alors que Jean-Baptiste est toujours absent, Marie-Anne décide de se trouver un endroit plus chaud afin de passer l’hiver plus confortablement.

Là où se situe actuellement le Musée de Saint-Boniface se trouvait alors une petite chaumière en bois. Construite par un dénommé Bellehumeur, elle était vacante depuis quelques temps. Marie-Anne s’empare donc de cette habitation, ne sachant pas quand reviendrait son époux.

Jean-Baptiste, pour sa part, avait été arrêté dans la région du Fond-du-Lac en revenant de Montréal. Emprisonné au Fort William pendant 56 jours, il est enfin libéré par la troupe armée de Lord Selkirk, qui se dirigeait vers la colonie de la Rivière-Rouge dans le but d’y remettre l’ordre.

Certaines sources racontent que Jean-Baptiste serait retourné à la Rivière-Rouge aussitôt après avoir été libéré du Fort William. Dans ce cas, il aurait été réuni avec sa famille dès septembre. Par contre, selon d’autres sources, Marie-Anne ne le voit qu’après Noël seulement. Si tel est en effet le cas, on peut se demander ce qui aurait pu occuper Jean-Baptiste au cours de son absence prolongée.

De toute manière, au retour de Jean-Baptiste, la famille Lagimodière quitte la chaumière de Bellehumeur et passe l’hiver dans la petite maison dans la paroisse de Saint-Charles.

Lord Selkrik arrive finalement à la Colonie en juin 1817. Quelques mois plus tard, avant de quitter pour l’Angleterre, il donne une terre de 20 acres aux Lagimodière, dans le but de remercier Jean-Baptiste pour son voyage à Montréal. Leur terrain, dont les lots 683 et 684, se trouvait à l’embouchure de la rivière Seine, à Saint-Boniface. L’hiver fini, les Lagimodière se construisent leur première maison permanente.

Avant son départ, Lord Selkirk demande à tous les catholiques de la Colonie de signer une requête à l’archevêque de Québec, Mgr Plessis, pour lui demander d’envoyer des prêtres dans l’Ouest. Ce geste réconforte Marie-Anne, femme d’une grande foi.

Ainsi le 16 juillet 1818, après avoir voyagé pour plus de deux mois, arrivent à la Rivière-Rouge, l’abbé Norbert Provencher, l’abbé Sévère Dumoulin et le séminariste Guillaume Edge, qui s’établissent provisoirement au fort Douglas.

L’abbé Provencher invite alors toutes les mères d’enfants âgés de moins de 6 ans*** de les amener au Fort le dimanche suivant, afin qu’ils puissent tous être baptisés. Toute personne plus âgée devait recevoir l’instruction religieuse avant de pouvoir être baptisée. De la famille Lagimodière, Benjamin, La Cyprès et Apolline ont pu se faire baptisés, et la semaine suivante, commence l’enseignement du catéchisme. Puisque Marie-Anne est la seule femme baptisée de la Colonie, elle se fait la marraine de tous ces enfants récemment baptisés. Ainsi, longtemps à la Rivière-Rouge, tous les enfants appelaient Marie-Anne « Ma Marraine ».

Le 11 janvier 1819, naît un cinquième enfant Lagimodière, un fils que l’on nomme Romain. Le 23 juillet 1822, Marie-Anne donne naissance à une fille, Julie, qui plus tard devint la mère de Louis Riel. Enfin, Joseph, le dernier enfant de Marie-Anne et Jean-Baptiste, voit le jour le 20 décembre 1825.

Les années qui ont suivi ces naissances ont été très difficiles dans la Colonie. Il y a eu par exemple des infestations de sauterelles et de souris et une pénurie de graines de semence qui ont entraîné la famine à la Rivière-Rouge. La bonne récolte de 1824 et 1825 est alors suivie d’une inondation dévastatrice en 1826.

En dépit de ces longues années de misère, la vie s’améliore avec le temps. Un recensement de 1832 démontre que Jean-Baptiste Lagimodière, ainsi que quelques autres hommes, cultivent plus de 20 acres. Les agriculteurs écossais, qui semblent donner une plus grande importance au travail de la terre, cultivent en moyenne 7.7 acres. Ainsi Jean-Baptiste fait bonne figure comme agriculteur dans la Colonie. De plus le recensement de 1849 démontre que Jean-Baptiste, ainsi qu’un homme Métis et deux Canadiens, cultivaient chacun plus de 40 acres. Ces hommes comptent parmi les dix agriculteurs les plus importants dans la Colonie. De plus, ce même recensement indique que Jean-Baptiste, avec ses fils, ses trois gendres et son petit-fils, sont propriétaires de 149 moutons, soit 30 p. cent de tout l’élevage ovin de la section catholique à la Rivière-Rouge.

Le 21 juin 1844, à l’âge de 63 ans, Marie-Anne a pu voir arriver les premières religieuses dans l’Ouest. C’est alors une source de réconfort, car elle se sent plus près de sa ville natale au Québec.

À la mort de Jean-Baptiste, le 7 septembre 1855, Marie-Anne quitte leur demeure pour aller vivre chez son fils, Benjamin, à deux miles à l’ouest de l’emplacement de la Cathédrale de Saint-Boniface d’aujourd’hui.

Marie-Anne Gaboury est décédée à l’âge de 95 ans, le 16**** décembre 1875. Elle fut enterrée avec le même chapelet qu’elle a porté autour du cou en quittant son village natal. Marie-Anne, la première femme Canadienne-Française à s’établir dans l’Ouest canadien, est inhumée au cimetière de la Cathédrale de Saint-Boniface.


Garand, Denis. Nouvelles lumières sur l’aventure de Jean-Baptiste et de Marie-Anne Gaboury. Bulletin de la Société historique de Saint-Boniface, numéro 4, été 1999.

 

Bibliographie : 

Marie-Anne Gaboury. Ligne du temps
Coutu, Hector. Lagimodière and their Descendants 1635 to 1885. Edmonton, Co-op Press Limited, 1980, p.15-31
Stanley, George F. G. Gaboury, Marie-Anne (Lagemonière). Dictionnaire biographique du Canada Volume X (1871-1880)
Dugas, George. La première Canadienne au Nord-Ouest ou biographie de Marie-Anne Gaboury qui monta au Nord-Ouest en 1806 décédée en 1875, à Saint-Boniface, à l’âge de 95 ans. Winnipeg, Canadian Publishers Limited 619, Ave McDermot,1945.
Dorge, Lionel. Le Manitoba, reflets d’un passé. Les Éditions du Blé, Saint-Boniface, 1976, chapitre 6 : Les missionnaires, p.50-55.
Fortier, Alfred. Chronologie de la vie de Jean-Baptiste Lagimodière et de Marie-Anne Gaboury. La Société historique de Saint-Boniface
Dauphinais, Luc. Histoire de Saint-Boniface, Tome 1, À l’ombre des cathédrales, Des origines de la colonie jusqu’en 1870. Société historique de Saint-Boniface, Saint-Boniface, Les Éditions du Blé, 1991.

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