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École résidentielle McIntosh

Vers 1924, le père Conrad Brouillet o.m.i., missionnaire dans la réserve de Grassy Narrows, recommande la construction d’une école résidentielle à McIntosh. Cette école devait desservir les réserves de Lac Seul, Wabigoon, Grassy Narrows, One Man’s Lake et le Chien Blanc (Wabassimong). On demande donc au Gouvernement du Canada de financer la construction d’une école dans la région.

Les Oblats étaient alors déjà assurés d’un octroi pour la construction d’une école résidentielle à Saint-Philippe en Saskatchewan. Le Gouvernement et les Oblats décident plutôt de faire de l’école de McIntosh une priorité et l’on retarde la construction de Saint-Philippe pour financer la construction de l’école ontarienne. On choisit de construire l’école au bord d’une rivière près du lac Clay où se trouve une chute d’eau qui pourrait alimenter l’école en électricité.

Le père Jean-Baptiste Boyer o.m.i. et les frères Adolphe et Eugène Gauthier o.m.i. arrivent dans la région en 1924 afin de préparer le site de la construction qui commence en juillet. Le 27 mai 1925, le père Brouillet arrive de Grassy Narrows en compagnie d’une vingtaine d’enfants qui deviennent ainsi les premiers élèves de l’école résidentielle de McIntosh. C’est en 1925, aussi, qu’arrivent les premières Missionnaires Oblates du Sacré-Cœur et de Marie-Immaculée qui viendront seconder les Oblats comme enseignantes, ménagères, couturières, cuisinières et infirmières de l’école.

Le père Camille Perreault o.m.i. devient le premier directeur de l’école et le restera jusqu’en 1946. Bien qu’on accepte généralement les enfants seulement à partir de l’âge de 5 ans, plusieurs orphelins sont aussi recueillis par les enseignantes de l’école. On enseigne alors aux enfants non seulement à lire, écrire et compter, mais aussi des métiers manuels qui leur permettront plus tard, croit-on, de se trouver un emploi. Les filles apprennent donc la couture, la cuisine, le tricot et le tissage tandis que les garçons apprennent l’agriculture, la cordonnerie ou encore la menuiserie. On leur enseigne aussi les arts comme la sculpture, la peinture, la musique ou le théâtre par exemple.

La nouvelle école de McIntosh fait compétition à l’école anglicane située à Sioux Lookout. Les pères et les religieuses doivent donc faire du recrutement auprès des habitants des réserves environnantes, qui ne sont pas toujours faciles d’accès. De nombreux missionnaires trouvent donc résidence à l’école de McIntosh à partir de laquelle ils vont prêcher, convertir et encourager les habitants des réserves à envoyer leurs enfants à l’école de McIntosh.

En 1935, on construit une rallonge à l’édifice. L’école peut désormais accueillir 125 élèves. Mais en 1965, le désastre frappe. L’école de McIntosh est détruite lors d’un incendie durant la nuit du 19 mars 1965. L’école comptait alors 183 élèves.

Les enseignants de l’école, alors sous la direction du père Jean Lemire o.m.i., ont bon espoir de pouvoir reconstruire l’école. On envoie donc les élèves de McIntosh aux écoles résidentielles de Fort Frances et de Kenora ou dans leurs familles. On installe ensuite un édifice temporaire qui peut recevoir une cinquantaine de pensionnaires en attendant la reconstruction d’une nouvelle école. Mais les Oblats ne réussiront jamais à obtenir les fonds nécessaires pour la construction d’un édifice plus permanent. L’école de McIntosh ferme donc définitivement ses portes le 30 mai 1969.

 

-, « L’école Indienne de McIntosh, Ontario et les missions environnantes », L’Ami du foyer, volume 30, numéro 5, (décembre 1954), p. 56-57 et p. 60.

-, « McIntosh, Ont. 25 Years in the Wilderness », The Indian Missionary Record, (mai 1950), p. 2.

Carrière, Gaston. Dictionnaire biographique des Oblats de Marie-Immaculée au Canada, Ottawa, Éditions de l’Université d’Ottawa, 4 volumes, (1977).


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