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Conférence de Lionel Dorge : Les cathédrales de Saint-Boniface

Voici le texte de la conférence de Lionel Dorge sur les cathédrales de Saint-Boniface, donnée le 5 mars 1973 dans le cadre de la série de conférences de la Société historique de Saint-Boniface. Lionel Dorge préparait à ce moment là la publication d'une bibliographie sur les Franco-Manitobains accompagnée d'un article d'Antoine d'Eschambault. Ce texte est le résultat d'une transcription de la conférence qui était accompagnée de diapositives.

Dans le Bulletin de la Société historique de Saint-Boniface, mars 1973, on y lit à la page 2 : «Il y eut EXPLORATIONS des cathédrales de Saint-Boniface et des temps qui les ont vues s'élever et disparaître et des personnes qui en ont été les principaux artisans. Merci beaucoup à Lionel Dorge et aux responsables de la Cathédrale de leur collaboration. Voir et lire le compte rendu dans les journaux locaux.

Les pages 27 à 31 du document résument le contenu des pages 1 à 26. Voici quelques extraits du document complet :
 
« Un mois à peine après l’arrivée à la Rivière-Rouge, après leur arrivée à la Rivière Rouge, l’abbé Joseph Norbert Provencher écrivait de lui-même et de ses compagnons, Sévère Dumoulin et Guillaume Edge, et je cite "Nous sommes après nous bâtir une maison qui servira en même temps de chapelle. Je ne suis pas trop bien muni pour bâtir. J’ai des points d’homme habile et peu d’outils. Ainsi vous jugez bien que nous ne ferons pas un château qui attirera les regards de bien loin. Je me préparerai pendant l’hiver pour construire une chapelle l’été prochain". Provencher écrivait ces mots le 15 août 1818. Il était arrivé le 16 juillet précédent, à peu près un mois donc à la colonie de Selkirk. » p.2
 
« Alors, le temps qu’il fallait pour terminer cette… a terminer une construction à la Rivière-Rouge sera évident en mentionnant que ce premier projet de Provencher commencé à l’été de 1818, dès son arrivée, était à l’automne de 1824 dans les mots même de l’Évêque était à peu près finie. Une construction qui avait 50 pieds sur 30 pieds. Et, le premier hiver qu’on l’avait terminé on avait préparé à l’habitation 20 pieds des 50 qu’on avait ensuite divisé en deux la moitié une chambre pour l’Évêque et une moitié la chapelle. C’est tout ce qu’on pouvait faire pour le moment. » p.5
 
« La population à la Rivière-Rouge à l’époque n’était pas aussi grande qu’elle le deviendrait plus tard vu qu’une bonne partie des francophones de la région habitait Pembina qui à ce moment-là n’était pas encore un territoire américain et Pembina était beaucoup plus près pour la chasse. On partait habituellement de Pembina, même les gens d’ici se rendaient à Pembina, on y avait rendez-vous et de là on organisait la chasse dans la priori. » p.6
 
« Alors vous avez là le salaire journalier, 1 $ dans le cas de main-d’oeuvre, 2 $ dans le cas des gens de métier, mais si l’on pense qu’il était possible à la Rivière-Rouge à cette époque en 1821 et beaucoup plus tard de vivre, il est vrai en mangeant seulement du poisson, à 25 cents par jour, alors vous avez là un salaire qui est assez remarquable. » p.7
 
« C’est très important pour l’historien, de la mentalité de l’époque, aussi bien que pour le sujet de la reconstruction de la cathédrale. Alors Monseigneur Taché écrit "Comme mon vénérable prédécesseur, je suis convaincue qu’une belle église est nécessaire à la Rivière-Rouge. Nécessaire pour les catholiques qui en sera privés du secours puissant qu’offrent à leur foi le grand spectacle de nos cérémonies religieuses, nécessaire au milieu d’une population mixte, afin même extérieurement de procurer à l’épouse de Jésus-Christ le triomphe de la supériorité." Les cérémonies religieuses attiraient les Métis, surtout au début, par sa fonte, il n’y avait rien de pareil dans les autres cérémonies religieuses de la Rivière-Rouge. » p.18
 
« La population augmentant rapidement, surtout après la fusion des Compagnies de la Baie d’Hudson et du Nord-Ouest en 1821, l’on dut cependant songer bientôt à construire une nouvelle église suffisante pour les besoins. La première pierre en fut posée en 1832 et elle fut ouverte au culte en 1839. C’est la fameuse cathédrale aux deux tours chantée par le poète américain Whittier en 1859. » p.29
 
« En 1862, Mgr Taché, qui lui a succédé en 1853, commence la construction d’une église à un clocher, qui fut ouverte au culte en 1863. Mesurant 155 pieds par 60, elle se trouvait exactement en face et tout près de celle, qui la suivit en 1908. Elle fut démolie en 1909 et, quand le gazon commence à souffrir sous un soleil trop ardent, on voit distinctement la ligne de ses murs, dont les fondations subsistent encore sous la surface du sol. » p.29
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