Logo SHSB

Historique de La Broquerie

Première partie de la causerie donnée par Marie-Louise Boily à la Société historique de Saint-Boniface, le 22 novembre 1968.
 
On y trouve dans cette partie les sujets traités suivants : origine du nom, description du sceau, aspects géographiques, arpentage, premiers colons, commencements de Saint-Joachim de La Broquerie, vie des premiers colons, municipalité, le dimanche, la paroisse, l'abbé François-Xavier Guay, cimetière, l'abbé Pierre Pelletier, premier presbytère, chapelle, l'abbé Roch-Alexandre Giroux.
 
Voici quelques extraits de cette première partie de l'historique : 
 
« Un beau matin de l’an 1877 ils partirent en voyage d’esploration for intéressés à l’aventure puisqu’ayant obtenu des terres ils veulent en connaître la situation précise. Laissant derrière eux la Pointe de Chênes maintenant Sainte-Anne, ils s’acheminent résolument vers le sud-est. Ce n’est pas chose facile – aucune route tracée – pas même de sentier – il leur fait, la hache à la main, se frayer un passage à travers les broussailles – harcelés qu’ils sont par une nuée de mouches et maringouins. Prudemment ils « plaquent » leur chemin afin d’assurer le retour. Il est facile de s’égarer dans ces grands bois. Au bout d’une quinzaine de milles de cette pénible marche deux piquets de fer sont découverts – le premier au coin sud-est de la section 1, township 7, rang 7, et l’autre au coin nord-est de la section 36, township 6, rang 7. Se basant sur ces poteaux indicateurs nos braves amis ont bientôt fait de repérer leurs concessions respectives. Puis satisfaits du succès de leur entreprise ils rebroussent chemin d’un pas plus allègre. » p.5
 
« L’alimentation pourtant frugale est saine et suffisante. Le vêtement plus solide qu’élégant ne change guère le budget familial, la ménagère industrieuse sait employer à cet effet jusqu’aux sacs vides de son. Les chaussures s’usent vite sur les souches, aussi les enfants vont nu pieds; l’unique paire étant réservée pour les rares sorties.
Mais vous ne l’ignore point, la vie active du colon laisse peu de loisirs pour les promenades et les équipages d’alors sont des plus rustiques, ils consistent en une paire de bœufs et une lourde voiture. Cinq ou six colons seulement peuvent se payer à cette époque le luxe d’un cheval. Grâce a un labeur acharné le défrichement s’opère petit à petit. Champs et jardins se dessinent prometteurs de récoltes futures. En attendant cet heureux jour le seul commerce possible est celui du bois. » p.8
 
Collection générale de la Société historique de Saint-Boniface, 1.1/119
Reference: 

Enregistrer/Marquer

Centre du patrimoine, 340, boulevard Provencher, Saint-Boniface, (Manitoba) R2H 0G7 - T 204-233-4888 - ©2010 - Société historique de Saint-Boniface
Voici la photo du Centre du patrimoine sur Google Maps