Logo SHSB

École Muscowequan (Lestock)

La Mission de la Montagne de Tondre (Touchwood Hills), placée sous le patronage de Notre-Dame de l’Espérance, est desservie entre 1884 et 1897 par des missionnaires Oblats de Qu’Appelle. Les enfants de la mission profitent alors de l’enseignement de l’instituteur laïc Fred Dennehy. Il opère tout d’abord une école de jour, puis il commence à accepter plusieurs pensionnaires des réserves environnantes. En 1888, il obtient un octroi ordinaire du Gouvernement canadien pour la pension d’une vingtaine d’enfants et l’école devient à la fois un externat et un pensionnat.

En 1895, les missionnaires Oblats et les paroissiens transforment l’ancienne église de la mission en dortoir et en salle de classe. On construit en outre un nouvel édifice pour accueillir les filles. L’école est financée à la fois par le Gouvernement canadien et par la Mission de Qu’Appelle. Ce nouvel édifice ouvre ses portes en 1896 et Fred Dennehy en est le premier directeur. Il accueille 20 pensionnaires et 5 étudiants externes.

En 1897, Fred Dennehy prend sa retraite et les Oblats établissent une mission permanente près de Lestock. Le père Philippe Valès o.m.i., premier directeur oblat de l’école, attend avec impatience l’arrivée de religieuses qui pourraient lui prêter main-forte dans l’administration de l’école. Les Sœurs Grises répondent à l’appel et quatre religieuses arrivent durant l’été de 1897. Sœur Marie-Xavier s.g.m devient ainsi la première supérieure de l’école Muscowequan.

Cette nouvelle école dessert les réserves de Muscowequan, Poorman, Fishing Lake, Nut Lake, Gordon, Day Star et Otchaganesse. L’école reçoit alors une trentaine d’élèves. En 1930, l’école de 1897 ne suffit plus à tout ce monde. On en construit donc une nouvelle avec un financement du Département des Affaires Indiennes. Malheureusement, une explosion détruit presque entièrement le lavoir et la boulangerie douze jours après l’inauguration du nouvel édifice et l’on doit à nouveau reconstruire une partie de l’école. Le nouvel édifice peut alors accueillir 120 élèves.

En 1931, la congrégation des Sœurs Grises ouvre un sanatorium à Saint-Vital au Manitoba. Elles ont donc besoin de main-d’œuvre pour cette nouvelle mission et ne peuvent plus fournir de religieuses pour l’école résidentielle indienne de Lestock. En 1932, donc, les Sœurs Grises cèdent leur place aux Missionnaires Oblates du Sacré-Cœur et de Marie Immaculée. Les Oblates, qui avaient pour mission première l’éducation catholique, prennent donc la relève comme enseignantes.

Au cours des années 1960 on transforme l’école en résidence pour les élèves. Les enfants qui y résident fréquentent alors soit l’école publique de Muscowequan ou l’école résidentielle de Lebret. Les Oblats s’occupent de la résidence jusqu’en 1976. Le 30 juin 1976, les Oblats alors sous la direction du père André Levasseur o.m.i., se retirent de l’administration de l’école. Les religieuses emboîtent le pas et laissent l’administration de la résidence de Lestock entre les mains d’administrateurs laïcs. L’ancienne école ferme définitivement ses portes en 1981.

- Archdiocese of Regina : A History, Régina, Archidiocèse de Régina, (1988).

Carrière, Gaston o.m.i. Dictionnaire biographique des Oblats de Marie-Immaculée au Canada, 4 volumes, Ottawa, Éditions de l’Université d’Ottawa, (1976).

Mitchell, Estelle. Les Sœurs Grises de Montréal à la Rivière-Rouge 1844-1984, Montréal, Éditions du Méridien, (1987).

Tinjoud, Martine. Exposition du centenaire 1904-2004, Saint-Boniface, Missionnaires Oblates du Sacré Cœur et de Marie Immaculée, (2004).


Enregistrer/Marquer

Centre du patrimoine, 340, boulevard Provencher, Saint-Boniface, (Manitoba) R2H 0G7 - T 204-233-4888 - ©2010 - Société historique de Saint-Boniface
Voici la photo du Centre du patrimoine sur Google Maps