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Jean-Baptiste Charbonneau

« Jean-Baptiste Charbonneau », Bulletin de la Société historique de Saint-Boniface, 1999-2000, no 4, été 2000, 3-19Jean-Baptiste Charbonneau, qui passe une partie de sa vie au service de la Compagnie de la Baie d’Hudson, est un témoin de nombreux événements importants qui se déroulent dans l’Ouest au cours du 19e siècle. Le récit biographique de cet ancien voyageur, écrit par le juge L.-A. Prud’homme, est publié en segments dans six numéros de l’hebdomadaire Le Manitoba à la fin de 1881 et au début de 1882. Le même texte, avec annotations, suivi de la généalogie de la famille Charbonneau, préparée par Alfred Fortier, parait dans le Bulletin de la Société historique de Saint-Boniface à l’été 2000. L’histoire de Jean-Baptiste Charbonneau est également à l’origine d’un ouvrage de l’abbé Dugas intitulé Un voyageur des pays d’En Haut, publié en 1890.
 
Voici quelques extraits du texte :
 
« Il partit de Montréal le 5 mai 1816, en canot d’écorce qui était à cette époque le seul moyen de transport à cette contrée lointaine. Après un voyage de 40 jours à travers les lacs et les rivières, des marches forcées et des portages longs et pénibles, il arriva au Fort Garry et débarqua à l’endroit où aboutit aujourd’hui la rue qui conduit au marché. La Rivière Rouge n’était alors guère plus large que la petite rivière "La Seine". Les rivages étaient boisés de chaque côté de gros arbres qui projetaient leurs ombrages d’une rive à l’autre. La ville de Winnipeg ne se composait que du Fort et de quelques chétives cabanes. » p.5
 
« Il n’est permis à personne, pas plus qu’aux employés de la Compagnie de faire le commerce privé des pelleteries, pas même pour son propre usage; c’est ainsi qu’il n’est permis à personne dans l’étendue des domaines de la Compagnie, de porter des fourrures; et dans ces vastes régions où les trappeurs prennent par milliers des martes, des visons, des loutres, les habitants ne portent que des chapeaux, des gants et des pelisses en laine. L’usage des fourrures constitue une espèce de délit de contrebande qui rend le délinquant sujet à la confiscation de ces articles en fourrures; cette loi, ou plutôt ce décret administratif, a pour but de rendre impossible à tout autre, le trafic des pelleteries dont la Compagnie a le monopole. » p. 6
 
« Ils étaient en tout 15 hommes et une femme qui furent ainsi faits prisonniers. Ils furent transportés en canot au Fort Laronde qui se trouvait sur le Lac de ce nom qui déverse ses eaux dans la rivière aux Rapides et furent ensuite abandonnés sans provisions sur une île inhabitée. Ils demeurèrent ainsi que deux mois, ne vivant que de pêche et des gibiers qu’ils pouvaient prendre au lacet. Heureusement qu’une trêve eut lieu entre les deux compagnies qui échangèrent leurs prisonniers. » p.6
 
« Jean-Baptiste Charbonneau », Bulletin de la Société historique de Saint-Boniface, 1999-2000, no 4, été 2000, 3-19
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