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Histoire

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Histoire - Exposition : Archives en devenir Devenir des archives

 

En pénétrant dans les voûtes, toutes ces rangées de boîtes où sont classés d’innombrables documents « suggèrent l’incommensurable, comme l’écrit Umberto Eco dans son ouvrage Vertige de la liste, et nous font ressentir le vertige de l’infini ». Si le rôle de l’archiviste est de cataloguer, préserver, conserver et gérer ce patrimoine, le rôle de l’historien, ici, serait-il de faire une cohérence historique de tout cet inventaire de documents ? 
 
La multiplication des sociétés historiques, et l’accumulation de fonds d’archives personnelles, familiales, associatives qui en découle, s’est d’ailleurs concrétisée au moment même où la discipline de l’Histoire a adopté une nouvelle tangente, celle de l’histoire sociale et socioculturelle, dont l’intérêt se révèle être la compréhension de la société au niveau du microcosme plutôt que celle des sociétés au sens plus large. Les fonds d’archives venant d’individus ou d’organismes locaux permettent cette lecture historique. Qui plus est, ce volet de l’histoire intéresse la communauté. Les recherches sont réalisées dans l’optique d’être publiées. Des livres apparaissent sur les rayons des bibliothèques et librairies locales. Vive la compagnie : l’ensemble folklorique de la Rivière-Rouge, 50 ans d’histoire en danse, chant et musique et Au pays de CKSB : 50 ans de radio française au Manitoba retracent tous deux des aspects importants du patrimoine culturel local.
 
C’est ce qu’ont fait plusieurs chercheurs, historiens et universitaires d’ici. Raymond Hébert, Lucien Chaput, Bernard Bocquel, Jacqueline Blay, Claude de Moissac, l’abbé Picton, pour n’en nommer que quelques-uns, ont recherché, lu, déchiffré, recoupé les documents de source primaire pour en dégager une histoire et la transmettre à la communauté. Comment aurait pu s’écrire Histoire du Manitoba français sans les divers fonds d’archives, sans consulter la revue ecclésiastique Les Cloches de Saint-Boniface, un incontournable pour toute recherche portant sur les catholiques francophones du Manitoba ? 
 
Les archives doivent être recherchées, étudiées, analysées pour rester vivantes. Elles servent de sources primaires indispensables aux historiens qui, eux, ont comme mission de faire parler l’histoire. Mais encore faut-il être vigilant. Le cas de l’origine de Saint-Boniface, revue par l’abbé Picton est d’ailleurs ici tout à fait intéressant. 

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