Logo SHSB

Couvent et rayonnement paroissial à Saint-Léon

C'est à la demande de l'abbé Noël Perquis que les Chanoinesses Régulières des Cinq Plaies du Sauveur viennent à Saint-Léon. Ce dernier, installé curé de Saint-Léon le 23 mai 1897, dit en chaire quatre jours plus tard qu'il y fera bâtir un couvent. En août les Chanoinesses annoncent la fondation d'un couvent à Saint-Léon. Les trois premières chanoinesses, Mère Augustine (Gaillard), Sœur Marie-Joseph (Bontron) et Sœur Marie-Agnès (Rochette) arrivent le 8 septembre, pour y faire l'école. Elles ont deux classes, divisées entre filles et garçons.
 
Comme à Lourdes, les religieuses s'occupent de l'éducation des enfants du village. Les classes se tiennent au couvent, qui devra être agrandit en 1898 au frais des religieuses pour accommoder un plus grand nombre d'étudiants auquel s'ajoute un pensionnat pour trente enfants. En septembre 1899, il y a déjà 88 enfants inscrits à l'école, séparés en trois classes.
 
Les chanoinesses s'occupent de l'école du village et doivent, après 1901, se munir du brevet d'enseignante. Elles iront tour à tour obtenir leur brevet à l'école normale catholique de Saint-Boniface. Elles participent à la vie religieuse, par le chant, la direction de la chorale, mais aussi par l'entretien de l'autel et la surveillance des enfants à l'église. Elles encouragent les organisations catholiques dans la paroisse, tel que les congrégations des Dames de Sainte-Anne et des Enfants de Marie, ainsi que la Ligue du Sacré-Cœur. En plus, on se fie à elles pour monter avec leurs élèves des présentations théâtrales lors d'événements et de fêtes communautaires.
 
En 1912, on commence la construction d'un plus grand couvent sur un terrain de quatre acres transféré aux religieuses par la paroisse. Ce couvent comprend une école avec quatre grandes salles de classe, un dortoir pour les 36 pensionnaires ainsi qu'une grande salle qui servira de salle paroissiale. Les gens de Saint-Léon montrent leur appréciation pour les religieuses en tenant des parties de cartes et des campagnes de financement pour le couvent. En outre, ils contribuent en transportant gratuitement le charbon de la gare de Somerset au couvent à Saint-Léon pour les sœurs.
 
Le 30 décembre 1943, le couvent détruit par les flammes. C'est le cœur de la communauté, son école et sa salle paroissiale, qui disparaissent. Les sœurs se réfugient au presbytère, et font la classe dans une maison privée et dans la sacristie en attendant la construction d'une école et d'un couvent séparés en 1944. L'école, qui servira aussi de salle paroissiale, ouvre les portes pour la rentrée de septembre 1944. Les sœurs continueront à enseigner jusqu'en 1976, mais en nombre décroissant. 
 
Vu le petit nombre de postulantes et le vieillissement des religieuses, celles-ci déménagent dans une maison du village en 1966 et ferment le couvent. Elles quitteront la paroisse en 1980. Elles laissent leur marque sur une communauté reconnaissante. « Le petit grain de blé jeté en terre à Saint-Léon par les Sœurs en 1897 a fait de Saint-Léon un centre de rayonnement pour la foi, la langue et la culture.1 » 
 

1- Martel, Odile (2000) Saint-Léon Manitoba 1877-2000 : Pionniers de la Montagne Pembina, St-Léon, Paroisse de Saint-Léon, p. 200.

Enregistrer/Marquer

Centre du patrimoine, 340, boulevard Provencher, Saint-Boniface, (Manitoba) R2H 0G7 - T 204-233-4888 - ©2010 - Société historique de Saint-Boniface
Voici la photo du Centre du patrimoine sur Google Maps