Logo SHSB

Un tête-à-tête avec Michelle Keller

La perception des anglophones, des francophones et des Métis dans La Liberté et le St. Boniface Courier / Le Courrier de Saint-Boniface, de 1970 à 1974.

Michelle KellerRésultat de bien des heures de recherche passées au Centre du patrimoine, voici le titre de la thèse de maîtrise que Michelle Keller vient de complété ce printemps. Nous étions curieux de savoir ce qui l'a attirée à ce sujet et nous partageons avec vous les réponses qu'elle a données à nos questions:

  1. Pourquoi as-tu choisi ce sujet pour ta maîtrise?  «J’ai voulu apporter un éclairage sur un questionnement local et pertinent qui découle de mes expériences culturelles et de mon intérêt pour les relations entre groupes linguistiques et culturels. En m’appuyant sur les journaux manitobains (francophones et bilingues), j’ai eu l’occasion de contribuer aux études journalistiques francophones qui sont encore peu nombreuses au Canada.»
  2. Pour qui cette thèse sera-t-elle utile? Qui est ton public cible?  «D’abord, c’est pour un public universitaire, mais je crois fortement que les journaux manitobains, francophones aussi bien qu’anglophones, pourraient en profiter. J’espère que mon mémoire pourra également encourager les responsables des programmes scolaires en sciences humaines à mettre l’accent sur l’histoire de la culture francophone et métisse du Manitoba. Il y a tellement à découvrir à l’échelle locale. En somme, mon mémoire pourra intéresser toute personne désirant réfléchir sur l’histoire culturelle du Manitoba français.»
  3. Y a-t-il quelque chose qui t'a surprise (ou marquée) lorsque tu faisais ta recherche?  «Une des choses qui m’a marquée, c’est que le Manitoba était à l’origine… une province bilingue! C’est incroyable à quel point les décisions du gouvernement manitobain en 1890 et en 1916 ont eu des conséquences importantes sur le français au Manitoba. À mon avis, tous les Manitobains, voire tous les Canadiens, devraient le savoir. Cela pourrait éviter la réticence à l’égard de l’introduction, par exemple, des plaques d’immatriculation bilingues au Manitoba cette année et faire comprendre la place légitime du français, aussi bien que de l’anglais, dans la province et au pays.»
  4. Quels sont tes projets futurs?  «J’ai l’intention de poursuivre des recherches doctorales sur la francophonie de l’Ouest canadien.»
  5. Pourrais-tu me donner quelques faits biographiques, tels que: où es-tu allée à l'école, où as-tu habité, etc?  «Je suis née à Winnipeg. J’y ai grandi aussi. Mes parents sont d’origine polonaise. J’ai fréquenté l’école secondaire Miles Macdonell Collegiate avant d’obtenir ma licence en français et en psychologie du programme spécialisé « Double Honours » de l’Université du Manitoba.»
  6. Y a-t-il autre chose que tu aimerais ajouter à ce sujet?  «J’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire locale – les entreprises qui existaient autrefois à Saint-Boniface et les activités offertes dans les premières années du Festival du Voyageur –, par le biais des journaux. Saviez-vous que l’on faisait déjà du golf au Festival et que le groupe musical Gerry et Ziz a joué au Manitoba pour la première fois au Festival en 1974? C’est passionnant!»

La thèse de Michelle Keller est disponible en ligne.


Enregistrer/Marquer

Centre du patrimoine, 340, boulevard Provencher, Saint-Boniface, (Manitoba) R2H 0G7 - T 204-233-4888 - ©2010 - Société historique de Saint-Boniface
Voici la photo du Centre du patrimoine sur Google Maps