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Recherches dans les archives des contrats des Voyageurs

Demi-portage (chemin des canots) par Henri Julien, 1903 - 0053/053/10Avez-vous un ancêtre Voyageur? Grâce au système de contrats d’engagement établi sous le régime français, il est possible de retrouver des détails pertinents au sujet des milliers d’aventuriers qui ont formé la main d’œuvre du commerce des fourrures dans l’Ouest canadien.
 
À l’époque des La Vérendrye, l’organisation des expéditions commerciales qui se dirigeaient vers les parties sud, centrale et ouest du continent nord-américain reposait sur des congés et des permis de traite accordés par le roi ou ses représentants. Bourgeois, gentilshommes et fonctionnaires devaient obtenir l’autorisation de participer au commerce des fourrures, directement ou indirectement. Les jeunes gens qui voulaient s’engager aux expéditions pour entreprendre des fonctions de tous genres devaient le faire par contrat. Entre 1670 et 1760, dans les greffes des notaires du district de Montréal seulement, on compte plus de 13 000 contrats d’engagement liés au commerce des fourrures. 
 
Le système de contrats a persisté sous le régime anglais, alors que le commerce des fourrures dans l’Ouest canadien a pris de l’ampleur. Un homme qui voulait s’engager comme voyageur à l’une ou l’autre des sociétés formées pour exploiter le commerce des fourrures, (les principales étaient la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d’Hudson), passait habituellement devant un notaire pour signer son contrat d’engagement. 
 
Le contrat indiquait le nom des contractuels (le voyageur et le bourgeois du district) et les conventions de l’entente (la date de départ et la période d’engagement, les fonctions du voyageur, le salaire et les autres formes de rémunération en espèce, et d’autres détails au besoin). 
 
De plus, certains « hommes libres », ou chasseurs et trafiquants de fourrures indépendants, tels que Jean-Baptiste Lagimodière, signaient un accord établissant des conventions de voyage avec d’autres voyageurs. Les contrats d’engagement étaient passés surtout à Montréal, qui était le point de départ pour les « pays d’en haut », mais aussi en quantité moindre à Québec et à Trois-Rivières. 
 
Image couverture du livre Petite histoire du voyageurUn répertoire des engagements pour l’Ouest signés entre 1670 et 1821, et conservés dans les archives judiciaires de Montréal, a été publié dans le Rapport de l’archiviste de la province du Québec durant les années 1930 et 1945. Ces entrées du répertoire, extraits des greffes de notaires de la région de Montréal, ont fourni les renseignements pour une base de données des Voyageurs grâce au travail d'Alfred Fortier. On y a ajouté d’autres informations tirées des microfilms d’archives des greffes de notaires qui font partie de la collection du Centre du patrimoine. De plus plusieurs autres entrées ont été faites dans le cadre du projet de recherche du professeure Nicole St-Onge de l'Université d'Ottawa.
 
Vous pouvez maintenant effectuer une recherche dans cette base de données élargies en cliquant ici.
 
Vous pouvez aussi obtenir plus de renseignements sur les Voyageurs en cliquant ici.

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