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Vimy 100 ans après

La bataille de Vimy eut lieu du 9 au 12 avril 1917. Un module sur le site Web donne beaucoup d'information sur la contribution des franco-manitobains à l'effort de guerre, tant de la Première que de la Deuxième. Sous le titre du menu de gauche Les batailles des soldats du Manitoba dans les deux guerres mondiales, il est possible de suivre la contribution canadienne dans les diverses batailles de la Première Guerre. Ainsi on y apprend qu'après plusieurs mois de préparatifs, la bataille d'Arras commença. La bataille de la crête de Vimy, en avril 1917, fait partie de cette campagne. Le corps canadien se démarqua alors comme une unité d'élite dans l'armée britannique.

Dans une publication1 du 75e de la bataille de Vimy, on y lit : «Nous avons déjà observé que l'attaque de la crête de Vimy n'est qu'une petite partie d'un autre assaut, d'une bien plus grande envergure, que livrent la 1e et surtout la 3e Armées britanniques. Pourtant, l'ennemi ne doute pas un instant de l'importance de la crête qu'il occupe, ni de la qualité des troupes qui se préparent à la prendre. C'est ainsi que le général Hermann von Kuhl, chef d'état-major du Kronprinz Rupprecht, écrit : "On avait affecté au point le plus important le Corps d'armée canadien, qui comptait parmi les meilleures troupes de l'adversaire."»(p.83)

Carte publiée dans Le Canada et la Bataille de Vimy 9-12 avril, 1917 entre p. 79 et 83

On y lit aussi que : «L'avance de la ligne Bleue à la ligne Brune est l'Oeuvre du 27e Bataillon (Winnipeg) et du 29e (Vancouver), ... Les Canadiens, après avoir franchi le faîte bas et aplati de la crête, sont maintenant si profondément enfoncés dans les positions allemandes qu'ils commencent à subir de très près les effets des batteries les plus avancées de l'artillerie de campagne ennemie. Selon l'historien officiel britannique, l'une de celles-ci ouvre le feu à une distance d'au plus de cinquante mètres.»(p.98)

Sous l'onglet de droite Camp Hughes/Sewell du titre de menu à gauche Ie Grande Guerre- Débuts, on y lit : «Pendant la première guerre mondiale, plus de 38 000 soldats de la Canadian Expeditionary Force s'y entrainent. Plusieurs d'entre eux seront à la bataille de Vimy Ridge en France, le 9 avril 1917.»

Les commémorations se sont multipliés suite à la guerre comme en témoignent les textes et les images sous le titre Les commémorations. En effet, plusieurs villages ont érigé un monument, une plaque ou une autre marque commémorative pour honorer les soldats morts à la guerre. «Même si le Corps d'armée canadien aura alors livré et gagné d'autres batailles plus prodigieuses, la crête de Vimy (et le lundi de Pâques 1917) revêtiront une signification toute particulière. En 1922, la France accorde au Canada, pour y créer un parc commémoratif, une concession perpétuelle de 91,18 hectares (250 acres) au sommet de la crête.» (p.139)

Carte publiée dans Le Canada et la Bataille de Vimy 9-12 avril, 1917

Le monument canadien à Vimy : «Le Canada pleurant ses morts»,
sculpture de Walter S. Allward 

Sous le titre Les commémorations, on y lit : «La première grande guerre dura plus longtemps que ce que tous avaient prévu, et fit plus de victimes qu'aucune autre guerre auparavant. Pour les Canadiens, on s'était enrôlé pour se combattre au nom des libertés civiles soi-disant menacées par le Kaiser. Pendant 52 mois, tous ont dû faire des sacrifices, et beaucoup ont perdu des membres de leur famille, pour atteindre la victoire. Plus le sacrifice était lourd, plus on supportait les sacrifices et les pertes, ne voulant penser que ce serait pour rien. C'est ainsi qu'est née l'espoir et la croyance que cette guerre mettrait un terme à toutes les guerres.»

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Référence

1- Brereton Greenhous et Stephen J. Harris, Le Canada et la Bataille de Vimy 9-12 avril, 1917, Ministère des Approvisionnements et Services Canada, 1992, p.83, p.98 et p. 139. Au sujet du monument on y apprend : «Le socle exige 11 000 tonnes de béton et de maçonnerie, et il faut encore 5 500 tonnes de pierre pour les deux pylônes et les personnages sculptés. Le monument de Vimy pourra défier les siècles.»(p.139) Les matériaux sont choisi à partir de l'examen «des vestiges d'un palais construit au IIIe siècle pour l'empereur romain Dioclétien, qui se dresse encore (en montrant peu de signes d'érosion) près de Split, dans ce qui est aujourd'hui la Croatie. Allward découvre l'emplacement de la carrière jadis exploitée par les maçons de Dioclétien et la remet en activité.» La construction dure 11 ans et coûte 1,5 millions de dollars. C'est véritablement un monument érigé pour durer afin de ne pas oublier.

Consultez aussi : Une exposition au Pas de Calais, Vimy 1917 La guerre souterraine des Canadiens


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