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En marge des États Généraux de 1986

 

Audiences publiques des États Généraux à Saint-Pierre en 1987

En mars 1986, à la réunion annuelle de la Société franco-manitobaine (SFM), l'assemblée propose la tenue des  États Généraux de la francophonie manitobaine. Dans un document de travail subséquent, il est précisé que «les "états généraux" désigne une assemblée extraordinaire des membres d'une collectivité pour établir un consensus et pour prendre des décisions importantes.» On y fixe le congrès pour le 4,5 et 6 mars 1988. (0891/2365/3603).

Peu de temps avant l'assemblée annuelle de 1986, un rapport de 34 pages du Comité des communications de la SFM, daté du 31 janvier 1986, avait été déposé. Intitulé La SFM : son orientation, son image, sa crédibilité, le rapport était le fruit de la réflexion faite dans le cadre de son mandat :«Évaluer, analyser, et recommander les actions à prendre pour maintenir ou rehausser l'image et la crédibilité de la Société franco-manitobaine». Le rapport donnait des analyses de la SFM à trois niveaux, soit l'analyse du contenu (vision, orientation et buts), l'analyse du leadership (rôle exercé à l'interne, à l'externe et dans les revendications politiques) et l'analyse des moyens (outils utilisés).

Au niveau de l'analyse du contenu, on y remarque les trois malaises suivants : «la SFM n'a pas un rôle défini, aucun consensus n'existe sur la direction à prendre, la SFM fait de la suppléance». Au niveau de l'analyse du leadership, on souligne que «toujours les mêmes personnes contribuent au développement de l'organisme», qu'elle est «devenue vulnérable à des conflits d'intérêt», qu'il est temps «de revoir toute la question de la structure et de la représentativité de la SFM», que «la perception que la SFM veut tout contrôler dans la communauté» vient s'ajouter à celle que la SFM est dirigée par "toujours les mêmes"», et que pour «exercer son leadership, pour véhiculer un contenu qui est objet de consensus, la SFM doit être professionnelle». Au niveau de l'analyse des moyens, on note les problèmes perçus au niveau de la visibilité et la communication, de l'éducation, de l'autonomie financière, de la structure, de l'assemblée annuelle et du membership.

Le rapport conclu : «le comité des communications ne perçoit pas la situation et les malaises de la SFM comme le résultat d'une image et d'une crédibilité douteuse. Les malaises identifiés dans ce document sont des problèmes de fond qui nuisent à l'image et à la crédibilité de la SFM. C'est en s'attaquant à ces problèmes de fond que la SFM pourra rehausser son image et sa crédibilité». La fin du rapport comprend 15 recommandations.

Dans la note de service accompagnant le rapport du comité, la liste des membres du comité est donnée : Gilles Ferland, Gisèle Champagne, Michel Lagacé, Claude Forest, René Piché et Charles Gagné. Charles Gagné participait à titre d'employé de la SFM.  René Piché était un ancien président de la SFM et Gilles Ferland était un ancien membre du CA de la SFM.


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