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Léon Rivard, un prêtre atypique!

Publié le 22 mars 2018, par Amélie Drainville

 

Léon Rivard (1884-1959) n’était pas un prêtre comme les autres. C’est pourquoi une page lui est dédiée dans la section « Personnages » du module Au pays de Riel de notre site web. Né à Saint-Robert au Québec, il fait ses études classiques et théologiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe tout en désirant éventuellement participer aux missions de l’Ouest canadien. Mgr Langevin répond à sa demande et l’ordonne prêtre en février 1911. Il passera la majeure partie de sa vie à l’Île-des-Chênes comme curé de la paroisse Notre-Dame-de-la-Miséricorde, où il obtiendra officiellement son titre de « patenteux » par excellence du village. Si chaque village a son magasin général, son forgeron, son cordonnier, son barbier, son curé, sa sorcière et son fou, chaque village a aussi son patenteux!

Intéressé à la science, à l'astronomie, à la mécanique, au jardinage et au cinéma, l’abbé Rivard était très ingénieux et travaillant. N’ayant pas peur des défis, il passe de nombreuses heures à inventer et à fabriquer des appareils de tous genres, tels une radio, une motoneige, des horloges, un système de chauffage à l’eau chaude, un système d’éclairage électrique, des lentilles cinématographiques et un télescope. Loin de s’arrêter là, Léon Rivard est aussi le premier cinéaste du Manitoba, puisqu’il réalise des films sur la vie à l’Île-des-Chênes (travail agricole, vie familiale, vie des bois, etc.) et sur ses inventions entre 1945 et 1955. Heureusement, des archives sur cet homme hors du commun ont été conservées, dans le fonds Léon Rivard comme dans d’autres fonds d’archives.

Le fonds Léon Rivard n’est pas particulièrement volumineux, mais il est très riche. On y retrouve un cahier de notes (photo ci-contre) couvrant pas moins de 40 ans de sa vie, soit de 1905 à 1945, et les copies originales de ses films. Malheureusement, les films souffrent tous du syndrome du vinaigre et la bande s'affaisse sur la bobine à plusieurs endroits. Par chance, des copies avaient été faites par l’Office nationale du film sur des vidéocassettes et il est possible de les visionner au Centre du patrimoine. Ce fonds est non seulement essentiel à l'histoire du cinéma au Manitoba, mais aussi à l'étude de la vie quotidienne dans la province et dans l'Ouest canadien au cours de années 1940. Voici quelques extraits textuels de ce fonds.

 

L’image de droite montre la signature de Léon Rivard au début de son cahier de notes. On peut voir qu’il a commencé à y écrire en 1905, alors qu’il étudiait au Séminaire. On trouve quand même dans le cahier des sermons écrits beaucoup plus tard.

 

La preuve que ce cahier comprenait un peu de tout se trouve ci-dessous. En effet, on peut voir à gauche que Léon Rivard avait détaillé le fonctionnement des instances juridiques du Canada. À droite, on voit un des nombreux plans de dissertation présents dans le cahier, celui-là portant sur la Bataille de Carillon (1758).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si l’on sort du fonds Léon Rivard, plusieurs autres fonds contiennent de l’information au sujet de ce curé atypique. Dans le fonds Corporation archiépiscopale catholique romaine de Saint-Boniface se trouve une lettre signée par Léon Rivard et adressée à Mgr Langevin (deux images du dessus). Elle date du 16 mai 1909 et demande le transfert du Québécois au Manitoba. On trouve également une lettre signée par Mgr Langevin (image du bas) datant de février 1912 qui envoyait l’abbé Rivard à Ste-Rose-du-Lac en tant que vicaire.

 

La photo ci-contre tirée de la Collection générale de la Société historique de Saint-Boniface montre l’abbé Rivard en compagnie de deux hommes et d’un enfant devant une maison. La photo ci-dessous provient aussi de cette collection. Elle montre un petit groupe de six religieux pendant le Congrès eucharistique de Montréal. Léon Rivard est en bas à gauche.

 

 

 

 

Enfin, la coupure de presse ci-contre est un article de La Liberté qui date du 14 avril 1995. On y parle de la création des Productions Rivard, une division de la Société des communications du Manitoba qui a pour objectif de « former des maîtres d’œuvre du film et de la vidéo ». Comme cette division a été nommée en l’honneur du premier cinéaste manitobain, un petit encadré explique qui était l’abbé Rivard.

 

Pour en savoir plus sur Léon Rivard et voir plus de photos et de documents qui ont été tirés de nos archives à son sujet, consultez la page qui lui est dédiée sur notre site web dans la section Au pays de Riel. Pour lire plus attentivement le contenu des pièces d’archives utilisées pour la rédaction de cet article, téléchargez le document PDF placé en annexe à la fin de ce texte. Pour en apprendre davantage sur nos archives concernant Léon Rivard, n’hésitez pas à utiliser notre banque de données en ligne ou à venir nous visiter!

 

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Annexe - Extraits des archives sur Léon Rivard.pdf1.22 Mo

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