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Bon Jour de la Terre à… La Terre!

Publié le 19 avril 2018, par Amélie Drainville

 

Le 22 avril prochain sera la 48e édition du Jour de la Terre, célébration née en 1970 aux États-Unis pour engager les citoyens, les organisations et la classe politique envers la protection de l’environnement. Bien qu’elle soit célébrée par des êtres humains, ce n’est certainement pas leur mode de vie destructeur que l’on veut souligner, ni même les efforts de transition écologique mis en place au fil des années. Cette fête vise à célébrer la planète, sa résistance malgré les attaques incessantes à son intégrité et ce qu’elle nous « prête » depuis tant d’années : son eau, ses sols, son air, sa faune, sa flore et toutes ses « ressources ». Par des gestes simples ou des activités plus complexes préparées par des organisations, les Terriens font, le temps d’une journée, ce que leurs politiciens devraient les inciter à faire à longueur d’année par une législation rigoureuse : des actions de développement durable mettant l’environnement en haut de l’échelle, car il n’y a pas de société ni d’économie sans environnement propice à la vie, c’est bien connu.

À l’occasion du Jour de la Terre, nous avons décidé de sortir de nos archives quelques documents d’intérêt au sujet de l’environnement pour vous les présenter. Débutons avec les documents de la série « Environnement » du fonds Gérard Lécuyer. Ce dernier a été député de l’Assemblée législative du Manitoba et Ministre de l’Environnement, ce qui lui a permis d’accumuler plusieurs dossiers intéressants sur l’environnement.

Les deux images ci-dessous présentent respectivement la page couverture et le préambule du Plan vert du Canada pour un environnement sain rédigé au début des années 1990. On peut entre autres y lire : « même si notre économie est fortement tributaire de nos ressources naturelles, il apparaît de plus en plus que nous ne nous sommes pas pleinement acquittés de nos responsabilités à l’égard de l’environnement. La pollution des Grands Lacs et du Saint-Laurent, le smog de nos villes et la contamination de nos sols et de nos eaux souterraines montrent à quel rythme la négligence peut entamer le plus riche héritage écologique. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, on peut voir à gauche la page couverture d’un rapport intitulé « Le point sur l'établissement d'un ensemble national d'indicateurs environnementaux au Canada ». Ce rapport visait à rendre compte de l’état de l'environnement au pays par l’étude de plusieurs secteurs environnementaux (air, eau, sols, faune, flore, etc.) par des indicateurs scientifiques adéquats et internationalement reconnus. L’image de droite montre une page de ce rapport qui était consacrée aux émissions de SO2 et de NOx, principaux responsables du smog urbain et des précipitations acides.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’image ci-contre présente un extrait du discours sur l'environnement prononcé par Gérard Lécuyer au Collège de Saint-Boniface dans les années 1990. Ce Ministre de l’Environnement était certainement différent des autres. Il était très critique du peu d’actions politiques ayant été menées jusqu’à présent pour protéger l’environnement et connaissait très bien son domaine ministériel. Dans le discours, on peut lire : « Pour le moment, on en parle avec éloquence, durant les périodes électorales, mais on est toujours à faire des plans, à faire imprimer des exposés, le plus souvent fort intelligents et très censés. Cependant, les coûts environnementaux ne sont pas pris en considération quand on dresse le bilan en matière des décisions – en matière d’investissements. […] De tous côtés il y a des appels à l’action – mais pour le moment ce sont surtout les bouches qui sont actives. »

À droite, on peut voir un communiqué de presse du 29 mai 1987 annonçant que le Ministre Gérard Lécuyer avait présenté un nouveau projet de loi à l’Assemblée législative pour remplacer l’ancienne Loi sur la protection de l’environnement. « Les atteintes que l’on fait subir à notre environnement sont bien plus graves et plus variées que nous le pensions », dit-il. Le projet de loi reposait sur les cinq principes suivants :

  1. Étendre les domaines en matière de protection de l’environnement;
  2. Établir un système de contrôle poussé et efficace des émissions de polluants;
  3. Établir un processus uniforme visant à faire respecter les normes environnementales;
  4. Encourager les consultations auprès de la population et la participation de celle-ci aux décisions touchant la qualité de l’environnement;
  5. Renforcer les dispositions relatives à l’application de la loi.

Le seul bémol que nous pourrions relever de ce communiqué serait que le Ministre considère la loi « assez souple pour aider l’industrie et favoriser une croissance économique sans danger pour l’environnement au Manitoba. » Or, nous savons depuis longtemps, notamment depuis la publication de « Halte à la croissance? » par le Club de Rome en 1972, qu’une croissance infinie dans un monde où les ressources sont limitées n’est pas viable.

La coupure de presse ci-dessus est un article paru le 28 avril 1987 dans le Globe and Mail et écrit par Michael Keating qui a été annoté par Gérard Lécuyer. Ce dernier est d’ailleurs cité à plusieurs reprises dans le texte. L’article parle de l’accueil qu’a reçu le fameux Rapport Brundtland au Canada, rapport qui a entre autres défini pour la première fois la notion de développement durable, et des recommandations qui sont en voie d’être faites au Gouvernement du Canada suite à l’analyse approfondie du rapport par le panel dont faisait partie M. Lécuyer.

Si l’on sort un peu du fonds Gérard Lécuyer, les archives sur l’environnement sont aussi très nombreuses. En voici deux exemples.

 

 

 

 

L’extrait ci-contre issu de la Gazette de Saint-Claude du 12 juillet 1993 explique comment faire du compostage domestique et annonce une séance d’information et de démonstration pour aider les citoyens avec leur compostage.

 

 

 

 

 

 

L’article ci-dessous de La Liberté paru le 2 janvier 1974 (page 15) et accessible en ligne explique les dommages que l’être humain fait à l’environnement et des moyens pour y remédier en cinq catégories : papiers, aliments, automobiles, bruit et population. Certains éléments y sont amusants, alors que d’autres sont plutôt surprenants étant donné les 43 ans de l’article. L’année de publication nous prouve aussi que même si les changements tardent à se faire voir, il fait longtemps que les citoyens se préoccupent des enjeux environnementaux.

Nous espérons que cet article vous a plu et qu’il vous a incité à passer à l’action dans votre quotidien. Que ce soit en réduisant votre consommation de plastique, d’eau ou d’électricité, en en mettant sur pied un comité environnement dans votre région, en manifestant votre opinion à la classe politique dans des rassemblements ou des lettres ouvertes ou en joignant les rangs de votre organisme environnemental préféré, vous pouvez faire une différence. Pour en savoir plus sur le Jour de la Terre et ses origines, vous pouvez lire cet article en hyperlien. Pour observer plus attentivement les pièces d’archives utilisées pour la rédaction de cet article, téléchargez le document PDF ci-joint. Pour en savoir plus sur le fonds Gérard Lécuyer ou sur nos autres archives au sujet de l’environnement, consultez cet article sur notre blogue rédigé en mars 2013 ou notre base de données en ligne! Pour savoir ce qui se passe au Manitoba à l’occasion du jour de la Terre ou pour vous impliquer, consultez les sites web des organismes suivants...

Activités du Jour de la Terre (22 avril): Bureau du développement durable de la Ville de Winnipeg (incluant les activités à La Fourche, Oak Hammock Marsh, FortWhyte Alive et Downtown Biz, de même que des astuces pour une vie plus écologique) et CAA Manitoba

Pour vous impliquer: Transition Winnipeg, Manitoba Energy Justice Coalition, Manitoba Eco-Network, Green Action Centre, Nature Manitoba, CPAWS (Société pour la nature et les parcs), Food Matters Manitoba, Manitoba Nature Summit, et plusieurs autres!

 

N.B. : Les opinions exprimées dans ce texte sont celles de l’auteure uniquement et ne doivent en aucun cas être interprétées comme représentant celles de la Société historique de Saint-Boniface (SHSB). L’article sert à donner un exemple du genre de recherche qu’il est possible de mener à partir des ressources du Centre du patrimoine.

 


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