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Louis Riel - sa vie à Montréal

Partis le 1er juin 1858, ils arrivèrent à Montréal, en compagnie de Sr Valade, le 5 juillet, après cinq semaines de voyage. À Montréal, il fut accepté au Collège de Montréal dirigé par les Messieurs de Saint-Sulpice, où il entreprit un cours classique de huit ans, y étudiant le latin, le grec, le français, l'anglais, la philosophie et les sciences. Louis se révéla vite un excellent étudiant ; une fois le retard rattrapé, il dépassa vite les autres élèves pour se placer à la tête de la classe. La mort de son père bien-aimé, en janvier 1864, qu’il n’avait pas revu depuis son départ de la colonie, le bouleversa énormément. Bien qu'il continuât ses études, ses supérieurs trouvaient que son attitude avait changé. Ils doutaient que Louis ait vraiment une vocation sacerdotale. Au mois de mars 1865, il quitta le Collège de Montréal, trouvant les règlements trop restrictifs. Il demanda et obtint la permission de poursuivre ses études en tant qu'externe chez les Soeurs Grises. Après de nombreuses infractions à la règle et des absences répétées en classe, on lui demanda de quitter et le Collège, et le couvent.

À sa sortie du Collège, il dut affronter un monde débordant d'activités politiques "où le nationalisme prend beaucoup de place, où l'ultramontanisme et le fédéralisme s'affrontent et la question de la Confédération est chaudement débattue." Pendant ce temps, il habitait chez sa tante Lucie Riel, épouse de John Lee, et avait réussi à trouver un emploi au bureau de l'avocat Rodolphe LaFlamme, un anti-confédéré et un anti-clérical. C'est à cette époque qu'il devint amoureux de Marie-Julie Guernon et signa même un contrat de mariage. Cette idylle fut vite interrompue car les parents de celle-ci s'opposaient à un mariage avec un Métis. À la suite cette déception, Riel s'achemina vers Chicago et Saint-Paul. Il semblerait qu'il aurait habité quelque temps avec le poète Louis Fréchette et un groupe de nationalistes canadiens-français exilés. Il semblerait qu'il ait aussi travaillé quelque temps chez Édouard Langevin ou Gilbert Lachance avant de revenir au Manitoba.

Il arriva à Saint-Boniface le 26 juillet 1868, après une absence de 10 ans, jeune homme instruit sans travail. Il était loin de se douter qu'il deviendrait sous peu le défenseur des droits des Métis et le futur père du Manitoba.


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