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Le retour dans l'Ouest

Le climat politique

À l'époque de son retour à la colonie de la Rivière-Rouge, le Canada ne comprenait que les provinces du Québec, de l'Ontario, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.
Le territoire à l'ouest de l'Ontario jusqu'aux montagnes Rocheuses, connu sous le nom de Rupert’s Land appartenait à la Compagnie de la Baie d'Hudson.
La Compagnie nommait un gouverneur et un Conseil pour administrer la colonie établie aux fourches des rivières Rouge et Assiniboine. Le coeur de la colonie, le district d'Assiniboia et le quartier général de la Baie d'Hudson, était le fort Garry.
Au cours des années 1850, les Métis avaient réussi à percer le monopole que la Compagnie avait détenu jusque là sur la traite des fourrures. La Compagnie en était venue à reconnaître aux Métis un rôle politique dans l'administration de la colonie et des droits de propriété.
Les années entre 1850 et 1860 marquent la fin de l'ancien mode de vie au nord-ouest.
Avant 1849, les changements dans la colonie s'étaient produits grâce à des événements internes, mais à partir de 1850, ils seront causés par des facteurs externes, axés autour de la politique canadienne et américaine.


Les Métis

Par son axe de développement est-ouest, le Canada devait inévitablement entrer en contact avec la société métisse.
Le premier heurt se produisit en 1857 avec l'arrivée de l'expédition d'exploration de Dawson et Hind. L'expédition chargée d'étudier le terrain recommanda au gouvernement canadien de se faire céder la partie cultivable du territoire appartenant à la Compagnie.
Aux États-Unis, en ce temps, existait un mouvement annexionniste qui menaçait l'occupation future des territoires. Pour contrecarrer le mouvement, le Canada ne pouvait compter sur aucune action militaire et la Compagnie n'avait aucune force à sa disposition pour parer à cette menace. Restait l'annexion des territoires du Nord-Ouest par le Canada.
En 1869, une chance unique se présenta, car la Compagnie de la Baie d'Hudson accepta de vendre ce territoire au Canada. C'est à ce moment que survient le retour de Louis Riel à la colonie après une absence de 10 ans.
La colonie qu'il retrouvait avait subi bien des changements depuis son départ. Fort Garry était maintenant un centre commercial actif depuis l'arrivée de nombreux Ontariens.
Ces "Canadians" souhaitaient l'annexion au Canada pour des raisons économiques et politiques.
Les Métis cependant étaient bien inquiets. Ils voyaient avec rancune que malgré leur nombre, l'avenir de la région se décidait sans eux.
Les "Canadians" s'opposaient à la tutelle de la Compagnie tandis que les Métis s'inquiétaient de l'avenir sous le gouvernement canadien. Ils craignaient que le pays soit envahi par les Ontariens, ce qui créerait un problème pour les Métis, les nouveaux arrivants étant anglophones et protestants au contraire des Métis francophones qui étaient catholiques.
En plus de ce problème de langue et de religion, ils craignaient avec raison de perdre leurs terres car la majorité des Métis étaient des "squatters" ou propriétaires sans titres.


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