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La fuite

La troupe de Wolseley arriva avant Archibald, et bien que censés établir l'ordre et garder la paix, plusieurs de ses soldats désiraient trouver Riel et venger la mort de Scott. Avertis de leurs intentions, Riel, Lépine et William O'Donoghue, Irlandais-américain, eurent le temps de fuir et de trouver asile aux États-Unis.
Riel se rendit à l'établissement métis de St-Joseph, au Dakota du Nord, y attendre des nouvelles de la Rivière-Rouge. Une lettre de Mgr Taché arriva bientôt lui suggérant de rester caché, car sa vie serait en danger s'il revenait. La situation était grave ; les querelles entre Métis et les hommes de Wolseley se multipliaient. Riel trouvait difficile de rester caché au loin, et le 17 septembre, il se rendit à St-Norbert rencontrer un groupe de Métis.
Pendant cette rencontre, il fut résolu d'envoyer une pétition au président des États-Unis, Ulysses S. Grant, lui demandant d'intercéder auprès de la Reine afin qu'une étude soit faite au sujet de leur demande d'amnistie. O'Donoghue désirait l'annexion de la colonie avec les États-Unis, mais Riel s'y opposait. Ils remirent la pétition à O'Donoghue cependant et celui-ci devait la présenter au président. En cours de route, O'Donoghue formula une demande d'annexion à laquelle Grant refusa de croire, et il la rejeta. O'Donoghue se rendit enduite à New York où il rencontra des Féniens irlandais qui avaient déjà fait des incursions au Canada. Il réussit à convaincre ces derniers de faire une incursion au Manitoba. Lorsque la nouvelle arriva au Manitoba, le lieutenant-gouverneur Archibald en fut très inquiet. Est-ce que les Métis se joindraient à eux ? C'est à ce moment qu'intervint Louis Riel.
Croyant que l'avenir des Métis résidait au Canada plutôt qu'aux États-Unis, il assura le lieutenant-gouverneur que les Métis ne se joindraient pas aux Féniens et il tint parole. Faute d'appui local, l'attaque des Féniens mourut avant d'avoir commencé.
Archibald, reconnaissant de l'aide que lui avait portée Riel, était prêt à le laisser en paix. Le sentiment, cependant, n'était pas unanime, et Archibald en vint à croire que le calme reviendrait plus vite si Riel quittait le pays pour quelque temps. On offrit à Riel et Lépine la somme de 1 000 $ chacun, qu'ils acceptèrent à contrecoeur. Les menaces d'assassinat les convainquirent plus que la somme d'argent.


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