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Les années d’exil

L'exil fut un temps d'angoisse pour Louis. Il était souvent déprimé et prétendait avoir des visions d'une mission à accomplir. Ses cris et lamentations effrayaient le père Barnabé qui fit venir l'oncle de Riel, John Lee. Ce dernier le ramena à Montréal où il fut interné dans un asile au Québec, sous le nom de Louis R. David.
Quelques temps après, il fut transporté à l'asile de Beauport où lentement la santé lui revint. Il quitta l'asile en janvier 1878, avec la recommandation d'éviter de s'exciter. De Beauport, Riel se rendit à Keeseville où il demeura quelque temps.
C'est à cette époque qu'il devint amoureux de Evelina Barnabé, soeur du père Barnabé. Moins intéressé à la politique, Riel tenta de se trouver du travail car il n'avait rien à offrir à Evelina. Il décida enfin de se rendre dans l'Ouest. Evelina ne croyait pas pouvoir s'adapter à la vie des prairies, et après quelques mois, Riel cessa de lui écrire et ce fut la fin de cette relation.

À l'automne de 1878, Riel retourna une fois de plus à St-Joseph près de Pembina, où en avril 1879, il reçut la visite de sa mère et de ses amis. La vie au Manitoba avait beaucoup changé. L'arrivée des immigrants éloignait les Métis. Privés de leurs terres et de leur mode de vie, ils déménageaient de plus en plus à l'ouest pour s'établir le long de la rivière Saskatchewan aux endroits tels que Lac Labiche, Qu'appelle, Edmonton, Prince Albert, Lac aux Canards et Batoche.

Pendant ces changements, Riel habitait toujours les États-Unis, car il lui était encore défendu de revenir au Manitoba. Depuis 1879, il avait suivi la chasse aux bisons, travaillé comme agent, traiteur et comme bûcheron près de Carroll au Montana.


Riel se marie

C'est ici qu'il rencontra Marguerite Monet dit Bellehumeur, une métisse qu'il épousa à ‘la façon du pays’ le 28 avril 1881 et solennellement le 9 mars 1882. Riel commença à s'intéresser à la politique américaine et devint citoyen américain.
Son exil terminé, après une courte visite chez sa mère, il retourna vivre aux États-Unis et devint maître d'école, car il devait travailler pour subvenir aux besoins de sa famille qui comptait maintenant deux enfants.
Bien que bon instituteur, Louis n'était pas heureux. Il avait espéré instruire les Métis et trouvait que ceux-ci faisaient peu de progrès, ne venant en classe que sporadiquement, préférant suivre la chasse.


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