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L’affaire Thomas Scott

Le 9 janvier 1870, 12 prisonniers y inclus Charles Mair et Thomas Scott, s'évadèrent du fort, et le 23 janvier ce fut le tour de John Schultz. Le 12 février, Riel libéra les autres prisonniers à la condition qu’ils n’interviennent pas dans la politique de la colonie. Cette initiative refroidit l'ardeur de certains, mais le parti "Canadian" poursuivit sa marche sur le fort Garry.
Le 18 février, le Major Charles Boulton et ses hommes passant à proximité du fort furent arrêtés par les hommes de Riel ; 48 furent capturés, y inclus Thomas Scott. Le Major Boulton fut jugé et condamné à mort, mais sa sentence ne fut jamais exécutée. Thomas Scott, à la suite de problèmes et d'une tentative d'évasion, fut appelé à comparaître devant un tribunal de Métis composé selon la coutume de la chasse aux bisons, et présidé par Ambroise Lépine, lieutenant de Louis Riel.
Les sept membres du tribunal le reconnurent coupable d'avoir défié l'autorité du gouvernement provisoire, de s'être insurgé contre les gardes et d'avoir insulté le président.
Il fut condamné à mort par cinq voix contre deux et le lendemain, 4 mars 1870, fusillé par un peloton d'exécution. Malgré les pressions auprès de Riel pour empêcher l'exécution, celui-ci ne se laissa pas influencer. On ne peut que s'interroger sur les raisons qui poussèrent Riel à laisser fusiller Scott.
Était-ce de la vengeance contre Scott, ou la peur de perdre le respect des Métis ? Scott était un orangiste, un violent anti-catholique et Riel aurait peut-être cru faire un exemple de lui. Quelle que soit la vraie raison, cette action souleva beaucoup de controverse.
Elle fit exiler Riel et ébranla même ses plus ardents partisans.


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