Logo SHSB

Une chronologie des relations entre les autochtones et les autres populations - 1970 à 1991

1970 Dans les années 70, des agences spéciales sont mises sur pied par les Amérindiens pour obtenir du crédit et des experts-conseils en agriculture.

Après une occupation prolongée, les Amérindiens de l'école Blue Quills près de Saint-Paul, Alberta, sont les premiers à obtenir, au Canada, la gestion de leur école sous la juridiction d'une bande amérindienne. (Dickason, 1992, p.337 et Cardinal, 1977, p.207-208)

1971 Retrait formel du Papier blanc (White Paper).

Le cas Corbierre-Laval: Mme Laval conteste la perte de son statut d'Indienne en raison de son mariage avec un Blanc. (Cardinal, 1977, p.108)

Réunion du Comité exécutif du National Indian Brotherhood à Yellowknife qui met l'accent sur l'éducation. Naissance du projet de document: Indian Control of Indian Education. (Cardinal, 1977, p. 57)

1972 Le document Indian Control of Indian Education est déposé en décembre auprès du Ministre des Affaires indiennes et du développement du Nord.

1973 En février, le ministre des Affaires indiennes reconnaît officiellement le document: Indian Control of Indian Education. Le Ministère des Affaires indiennes et du développement du Nord s'engage à agir selon ses recommandations.

La Cour suprême du Canada se prononce en faveur des droits aborigènes en déclarant que la Proclamation royale de 1763 était toujours en vigueur. (Monet, 1984, p.10)

Le juge Morrow de la Cour Supérieure des Territoires du Nord-Ouest reconnaît que les «traités 8 et 11 n'avaient jamais «éteint» le droit de propriété des autochtones des TNO. (Goulet et Peelman, 1983, p.149)

1974 Les autochtones de Kenora organisent une marche de protestation à Ottawa. La Ojibway Warriors Society est fondée sous la direction de Louis Cameron suite à la vente du Anishinabe Park au village de Kenora sans la consultation des Amérindiens. Le terrain avait été acheté par le Département des Affaires indiennes pour servir de terrain de campement aux autochtones. (Hutchison et Wallace, p.98 et p.102-106 et Dickason, 1922, p.392)

1975 Signature d'une entente avec le Grand Conseil des Cris du Québec pour le développement de la baie James. L'entente de la Baie James reconnaît pour la première fois le droit des autochtones aux «subsurface rights».

1977 Rapport du juge Thomas Berger concernant la construction de pipelines à travers la vallée de la rivière Mackenzie. Il met en évidence les différences profondes d'interprétations de la vie humaine entre Amérindiens et la société dominante du Canada. (Peelman, 1992, p.85)

Conférence des organismes non gouvernementaux des Nations Unies sur la discrimination contre les peuples autochtones d'Amérique à laquelle participent des représentants des peuples autochtones d'Amérique. Cent nations autochtones adoptent la Déclaration de Principe pour la Défense des Nations et des Peuples Indigènes de l'hémisphère occidental. (Goulet et Peelman, 1983, p.147)

1980 Les autochtones d'Amérique présentent leurs griefs au Tribunal Russell à Rotterdam. Le Tribunal Russell conclut, entre autres, au sujet des Attikamek et Montagnais que le Gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux concernés «avaient unilatéralement éteint les droits fonciers des autochtones, en violation de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (Art. 17)et de la Convention Américaine des Droits de l'Homme (Art.21). (Goulet et Peelman, 1983, p.147)

1981 Une station radiophonique FM de 10 watts a été installée chez les Ojibway de la rivière Severn. (Valentine, 1992, p.107-108)

1982 Fondation de l'Assemblée des Premières Nations pour tous les Amérindiens, inscrits et non-inscrits. (Dickason, 1992, p.328)

La Loi constitutionnelle, section 35, reconnaît les droits aborigènes et les droits des traités des peuples autochtones du Canada.

1983 La Conférence des Premiers Ministres sur la Constitution et les droits aborigènes. Les Amérindiens réclament «le droit à l'auto-détermination politique sur leurs territoires, ... et les droits qui en découlent (le droit de contrôler la mise en valeur du territoire, le droit de bénéficier des projets miniers, forestiers ou hydro-électriques qu'ils acceptent chez eux, le droit de créer leurs propres organismes politiques et de vivre selon leurs traditions culturelles et religieuses)...» (Peelman, ?, p.5 et Peelman, l992, p. 35)

Rapport du Special House of Commons Committee on Indian Self-Government (the Penner Report).

1984 2e Conférence des premiers ministres sur les droits des autochtones du Canada.

1985 3e Conférence des premiers ministres sur les droits des autochtones du Canada.

La pratique du Sweat Lodge (loge à sudation) est reconnue officiellement par le Service correctionnel du Canada qui est responsable des pénitenciers fédéraux. (Peelman, 1992, p.249)

L'Assemblée nationale du Québec reconnaît les droits aborigènes des peuples autochtones du Québec, habilitant le gouvernement du Québec à conclure des ententes reconnaissant le droit à l'autonomie gouvernementale des Amérindiens du Québec. (Dussault et Erasmus, 1993, p.9)

La loi C-31 abroge la loi qui affranchissait automatiquement les Amérindiennes qui mariaient des Blancs et leur descendant. (Dickason, 1992, p.331)

1988 Fermeture des dernières écoles résidentielles fédérales pour Amérindiens, sauf une.

Le Gouvernement du Manitoba nomme une Commission d'enquête sur le système de justice et les autochtones. Les juges A. C. Hamilton et C. M. Sinclair sont nommés présidents.

1990 Cas Reine contre Sioui où le juge Lamer reconnaît le droit des Amérindiens à leurs terres sous le régime britannique et l'autonomie dont ils jouissaient dans leur juridiction interne. (Dussault et Erasmus, 1993, p.21)

Le Ministère d'éducation du Manitoba signe une entente avec l'Assemblée des Chefs du Manitoba leur permettant d'administrer leur propre système d'éducation sur les réserves.

Cas Sparrow contre la Reine. Jugement de la Cour suprême du Canada qui implique «la reconnaissance des droits ancestraux (territoriaux et religieux) des Amérindiens,
partout où ces droits n'ont pas été officiellement cédés par eux.» (Peelman, 1992,
p.120)

1991 Dépôt du Report of the Manitoba Aboriginal Justice Inquiry Commission de A. C. Hamilton et C. M. Sinclair.


Enregistrer/Marquer

Centre du patrimoine, 340, boulevard Provencher, Saint-Boniface, (Manitoba) R2H 0G7 - T 204-233-4888 - ©2010 - Société historique de Saint-Boniface
Voici la photo du Centre du patrimoine sur Google Maps