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Saint-Lupicin

Village de Saint-Lupicin en 1939

Au sud-est de Notre-Dame-de-Lourdes et au nord d'Altamont on y trouve Saint-Lupicin. Dès 1898, une école, l'école Faure, assure l'éducation des enfants des fermes avoisinantes. Dans une brochure publiée lors du Festival de musique Henri-Bergeron, on y lit : «Natifs de la France, les premiers pionniers à s'installer à Saint-Lupicin au printemps de 1891 furent M. et Mme Louis Taillefer et leurs six enfants; Jean Bourrier et son fils Louis ...». Donatien Frémont précise dans Les Français dans l'Ouest canadien, «Louis Bourrier - celui que tout le monde appelait le "père Bourrier" - vint avec sa famille de la Lozère en 1891, à l'âge de 60 ans.  Il y eut ensuite Bahuaud, Pigner et Lemeau, des Deux-Sèvres; Charles Colonval et Taillefer, de la Savoie. En 1904, trois jeunes gens de Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique) prirent des homesteads à Saint-Lupicin : Pierre Rincé, Étienne Soulodre et Joseph Massé.» Henri Bergeron, petit-fils de Napoléon Bergeron et Perpétue Boisvert d'un côté et des Bourrier de l'autre, est né à Saint-Lupicin le 17 mai 1925. Il rendra Saint-Lupicin célèbre en le faisant connaître grâce à sa carrière à Radio-Canada. Dans son auto-biographique, Un bavard se tait ... pour écrire, il écrit au sujet de son enfance à Saint-Lupicin.

En 1920, la mission de Saint-Lupicin est érigée en paroisse grâce à d'un découpement de la paroisse de Notre-Dame-de-Lourdes. le père Picod en est le premier curé, desservant la paroisse jusqu'en 1959. En 1924, la paroisse compte 46 familles dont 28 familles françaises, 15 familles canadiennes-françaises, 1 anglaise, 1 métisse française, 2 flamandes et 1 suisse. 

École Faure à Saint-LupicinLa première école, l'école Faure nommée en l'honneur du président de la France, comptait une quinzaine d'élèves. En 1912, on y compte à plus de 30 élèves, ce qui motive la construction d'une nouvelle école sur le même site. En 1928, l'école comptait 57 élèves. En 1928, elle fut déménagée plus près de l'église et agrandie en 1929. À l'automne 1929, on y compte 66 élèves. De 1930 à 1963, les Chanoinesses régulières des Cinq-Plaies s'installent à Saint-Lupicin et prennent en charge l'école. C'est en 1963 que le district scolaire de Faure est amalgamé à celui de Notre-Dame-de-Lourdes.

Même si Saint-Lupicin demeure un petit village, une caisse populaire ouvre ses portes le 9 avril 1943. Avec des ressources limitées, les moyens sont élémentaires. Les livres sont gardés au presbytère et le service aux sociétaires n'est offert que le dimanche après la messe. La caisse ferme ses portes en 1953 et se joint à la Caisse populaire de Lourdes.

Une nouvelle église est construite en 1939. Dans les année 2000, la Société de recherches historiques de Saint-Lupicin est devenu propriétaire de l'église et du cimetière de Saint-Lupicin. Dépourvue de curé dans les années 60, les services religieux vont en diminuant avec les années à mesure que la paroisse se dépeuplait. Dans les années 2000, la Société de recherches historiques de Saint-Lupicin est devenue propriétaire de l'église et du cimetière.  La tenue d'un festival de musique permet de lever des fonds pour l'entretien de l'église et du presbytère. 

Conservation Manitoba Bureau du Canada pour le millénaire,  Noms géographiques du Manitoba, Winnipeg, Manitoba : Conservation Manitoba, 2002, 345p.
 
Donatien Frémont, Les Français dans l'Ouest canadien, Les Éditions du blé, 2002, 302 p.
 
Henri Bergeron, Un bavard se tait... pour écrire Récits de la Montagne Pembina, Les Éditions du blé, 1989, 205 p.
 
Yvette Brandt, Memories of Lorne, 1880 - 1980 : a history of the Municipality of Lorne, Somerset, Man. : Municipality of Lorne, 1981, 702 p.
 
Archives : Collection général de la Société historique de Saint-Boniface, 1.1/370

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